Mali : de violents combats reprennent à Anéfis, Gao sous haute tension
5 juillet 2026Les affrontements ont repris ce dimanche 5 juillet 2026 dans la localité stratégique d’Anéfis, dans le nord du Mali, au lendemain des attaques coordonnées menées contre plusieurs positions maliennes. Les combats opposent l’armée malienne, appuyée par des mercenaires russes, à une coalition composée de jihadistes affiliés à al-Qaïda et d’indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Selon des sources concordantes, les rebelles contrôlaient encore Anéfis à la mi-journée de ce dimanche. Ils détiendraient également plusieurs soldats de l’armée régulière faits prisonniers lors des affrontements. De leur côté, les forces maliennes et leurs alliés russes se seraient repliés dans le camp militaire de cette localité considérée comme un point stratégique du grand nord malien.
D’après les informations recueillies, des hélicoptères de l’armée malienne ont tenté d’intervenir pour évacuer des blessés et acheminer du ravitaillement au camp militaire. Mais ils n’auraient pas pu atterrir en raison de l’intensité des combats. Des échanges de tirs étaient encore signalés dans la ville en milieu de journée.
Une source au sein de l’armée malienne a indiqué que « tout est mis en œuvre pour contrôler la situation sur place », alors que les groupes armés affirment vouloir étendre leur emprise territoriale et « chasser la junte du pouvoir ».
Gao également sous pression
La tension est également montée d’un cran à Gao, principale ville du nord du Mali. Ce dimanche matin, des habitants ont été réveillés par des détonations. Peu après, les restes d’un drone d’attaque ont été découverts dans un champ. Selon plusieurs témoignages, au moins un civil aurait été blessé. Aucune revendication n’a pour l’heure été formulée, mais l’inquiétude reste vive dans la ville.
En revanche, aucune reprise des combats n’a été signalée ce dimanche dans le centre et le sud du Mali, selon plusieurs sources locales. À Bamako, la capitale, des témoins ont toutefois rapporté, dans la nuit de samedi à dimanche, l’arrivée d’un convoi de matériel militaire en provenance probable d’un pays voisin.
Cette nouvelle flambée de violence illustre une fois de plus la fragilité de la situation sécuritaire au Mali, où les autorités de transition font face à une pression croissante dans plusieurs régions du pays.
Avec RFI



