Sénégal : au moins 34 morts dans le naufrage d’une pirogue de migrants au large de Kébémer
8 novembre 2026Le bilan provisoire du naufrage d’une pirogue transportant des migrants, survenu samedi 7 novembre au large de Lompoul, dans le nord-ouest du Sénégal, est passé à au moins 34 morts. Une seule personne a été secourue, tandis que plusieurs autres restent portées disparues.**
Le bilan du naufrage d’une pirogue de migrants au large des côtes sénégalaises continue de s’alourdir. Au moins 34 personnes ont perdu la vie dans ce drame survenu samedi 7 novembre, au large de Lompoul, dans le département de Kébémer, région de Louga, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS) et le quotidien Le Soleil.
D’après les informations rapportées par ces médias, une vingtaine de corps avaient été retrouvés sur la plage de Lompoul. Une seule personne a été secourue vivante, tandis qu’un nombre indéterminé de passagers restent portés disparus. Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants.
La plupart des victimes seraient originaires des communes de Léona et de Thiéppe, dans le département de Kébémer, rapporte Le Soleil.
Réagissant à ce drame, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a assuré que toutes les autorités et les ressources de l’État étaient mobilisées pour retrouver les personnes disparues, prendre en charge les rescapés et accompagner les familles endeuillées.
« Toutes les autorités et tous les moyens de l’État sont mobilisés pour retrouver les disparus, prendre en charge les survivants et accompagner les familles », a-t-il déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Le chef de l’État a également exprimé sa profonde douleur face à ce drame, présentant ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux populations de Kébémer. Il a par ailleurs adressé une pensée aux rescapés et aux familles toujours dans l’attente de nouvelles de leurs proches.
Bassirou Diomaye Faye a enfin réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre la lutte contre les réseaux qui organisent les traversées migratoires irrégulières, tout en soulignant la nécessité d’offrir davantage de perspectives à la jeunesse sénégalaise.
Ce nouveau naufrage rappelle les risques auxquels s’exposent les candidats à l’émigration clandestine sur la route atlantique, empruntée chaque année par des milliers de personnes dans l’espoir de rejoindre l’Europe.
Yayé Barry


