Siguiri : 15 anciens administrateurs locaux placés sous mandat de dépôt pour des faits présumés d’enrichissement illicite et de pollution des eaux
6 novembre 2026
La procédure judiciaire visant d’anciens responsables administratifs dans la région de la Haute-Guinée prend de l’aampleur.Quinze (15)anciens préfets et sous-préfets ont été placés sous mandat de dépôt pour des faits présumés d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité de dégradation de l’environnement.
Les mis en cause sont également poursuivis pour destruction de biens divers et pollution des eaux. Parmi eux figurent plusieurs anciens responsables administratifs ayant exercé dans différentes localités de la préfecture de Siguiri et d’autres zones de la Haute-Guinée.
Il s’agit de :
* Djonko Camara, ancien préfet de Nounkankan (Siguiri) ;
* Mamy Camara, ancien sous-préfet de Maléya (Siguiri) ;
* Naman Kourouma, sous-préfet de Kiniébakoura ;
* Hamidou Cissé, ancien sous-préfet de Niandankoro (Siguiri) ;
* Bintou Fanta Kaba, ancienne sous-préfète de Koumandiadjabougou ;
* Djiba Condé, ancien sous-préfet de Mignandan ;
* Aboubacar Kanté, ancien sous-préfet de Narassoba ;
* Lancéi Kourouma, ancien sous-préfet de Tombakassan ;
* Morlaye Soumah, ancien sous-préfet de Djomabana ;
* Sory Camara, ancien préfet par intérim de Siguiri ;
* Mohamed Lamine Koïta, ancien préfet par intérim de Kintinian ;
* Lansana Abdoulaye Kourouma, sous-préfet de Didi ;
* Kaba Sidibé, ancien sous-préfet de Tomboni ;
* Fodé Isac Camara, ancien sous-préfet de Gnagassola ;
* Aliou Camara, ancien préfet de Dialakoro.
Cette nouvelle vague de placements sous mandat de dépôt intervient deux jours après celle de sept autres personnes poursuivies dans le cadre de la même affaire. Le nombre de responsables concernés par ces procédures judiciaires continue ainsi de s’élargir.
Par ailleurs, les anciens administrateurs concernés auraient tous été radiés de la fonction publique et de l’armée, selon les informations communiquées.
Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des mesures contre l’exploitation minière illégale en Haute-Guinée, notamment dans les zones aurifères de Siguiri. Ces activités sont régulièrement mises en cause pour leurs conséquences sur l’environnement, notamment la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau.
Il convient toutefois de rappeler que les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une décision définitive de justice établisse leur culpabilité.
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