CRIEF : le parquet requiert 10 ans de prison et 50 milliards GNF d’amende contre Dr Mohamed Diané en appel

CRIEF : le parquet requiert 10 ans de prison et 50 milliards GNF d’amende contre Dr Mohamed Diané en appel

23 juillet 2026 Non Par LA RÉDACTION

Vêtu d’un caftan marocain, l’ancien ministre de la Défense et ancien puissant ministre du régime d’Alpha Condé, Dr Mohamed Diané, a comparu ce mercredi devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, Dr Mohamed Diané conteste le jugement de première instance qui l’avait condamné à cinq ans de prison. L’audience est présidée par le magistrat Daye Mara.

Au cours des débats, le ministère public a demandé à la Cour d’aggraver la peine, en requérant 10 ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de 50 milliards de francs guinéens.

La défense, de son côté, a plaidé l’innocence de son client. Selon l’un de ses avocats, Me Almamy Samory, le dossier ne contient aucun élément permettant d’établir les infractions reprochées. Il a notamment soutenu que les montants évoqués dans les débats ne figurent pas dans l’ordonnance de renvoi et que le dossier a déjà été entièrement vidé au cours de la procédure.

L’avocat est également revenu sur le marché d’acquisition de véhicules attribué au groupe Djoma pour un montant d’environ 11 milliards de francs guinéens, sans appel d’offres. Pour le parquet, cette opération constituerait une manœuvre d’enrichissement illicite. La défense rétorque que, s’il devait y avoir une violation du Code des marchés publics, cela relèverait d’une éventuelle infraction de corruption et non de l’enrichissement illicite, tout en soulignant que les véhicules ont été effectivement livrés et les paiements versés sur les comptes de l’entreprise bénéficiaire.

« Dr Mohamed Diané n’a pas été renvoyé devant la CRIEF pour des faits de corruption », a insisté Me Almamy Samory, qui a demandé à la Cour de ne pas retenir les réquisitions du parquet.

À l’issue des plaidoiries, le président de la chambre des appels, le magistrat Daye Mara, a ordonné une suspension de l’audience. Les débats doivent reprendre après cette pause.

Doura