Niger: échanges de tirs à Niamey, le signal de la TV publique coupé

Niger: échanges de tirs à Niamey, le signal de la TV publique coupé

29 août 2026 Non Par LA RÉDACTION

L’aéroport de Niamey avait été ciblé deux fois cette année par des jihadistes, d’abord par l’Etat islamique en janvier, puis fin juin par leurs rivaux du JNIM, la branche sahélienne d’Al-Qaida. En juin, 11 soldats et deux civils avaient été tués.

En janvier, le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire issu d’un coup d’Etat en juillet 2023, avait évoqué « une faille dans le dispositif » sécuritaire qui avait « permis l’attaque », dont « l’objectif était de détruire toutes les capacités aériennes » de l’armée.

Des passagers arrivent à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey le 22 septembre 2023

Des passagers arrivent à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey le 22 septembre 2023

AFP

La base 101 de l’armée de l’air, située dans le complexe de l’aéroport international abrite notamment le quartier général des partenaires russes de Niamey, Africa Corps, ainsi que l’état-major de la force unifiée de l’Alliance des Etats du Sahel que le Niger forme avec le Burkina Faso et le Mali.

Le site est sensible: entre décembre et janvier, il accueillait une importante cargaison de concentré d’uranium, bloquée en attendant d’être exportée. Aucun mouvement de cette cargaison n’a été identifié depuis.

Le Niger fait face depuis le milieu des années 2010 aux jihadistes, comme ses voisins le Burkina Faso et le Mali.

Les attaques meurtrières visant civils et militaires restent récurrentes au Niger, en particulier dans la région de Tillabéri, à la frontière du Mali et du Burkina Faso.

Les trois pays, tous gouvernés par des juntes, ont formé une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), et ont tourné le dos à la France, leur ancien partenaire-clé dans la lutte anti-jihadiste pour se rapprocher de la Russie.

La junte de Niamey accuse régulièrement l’ex-puissance coloniale de financer les jihadistes pour le déstabiliser, ce que Paris nie.

En avril, le JNIM avait durement frappé le Mali voisin, également gouverné par une junte, jusque dans la capitale Bamako.

AFP