Mali : une soixantaine de civils retenus en otage par le Jnim libérés

Mali : une soixantaine de civils retenus en otage par le Jnim libérés

16 août 2026 Non Par Doura

Une soixantaine de civils retenus en otage par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont été libérés entre jeudi 13 et vendredi 14 août au Mali. Enlevés sur plusieurs axes routiers de l’ouest du pays, ces otages ont progressivement retrouvé leurs familles à Nioro, Kayes et Bamako.
Selon des témoignages recueillis auprès de proches, certains captifs ont été déposés à l’aube à l’entrée de Nioro. « Mon fils a été libéré vendredi par le Jnim. Il a été déposé vers 5 heures du matin à l’entrée de Nioro », raconte le père d’un jeune homme retenu en captivité.
Le jeune homme aurait été détenu dans une maison dont il ignore l’emplacement. Au moment de sa libération, il avait les yeux bandés. Plusieurs autres otages auraient été libérés selon un procédé similaire au cours de cette période.
Un soulagement pour les familles
Ces libérations constituent un immense soulagement pour les proches des victimes, alors que l’ouest du Mali reste fortement perturbé par les actions du Jnim. Plusieurs axes routiers stratégiques reliant Bamako au port de Dakar sont notamment affectés par le blocus imposé par le groupe jihadiste.
Pour l’heure, ni les autorités maliennes ni le Jnim n’ont officiellement communiqué sur ces libérations. Leur déroulement, dans la discrétion, alimente toutefois les interrogations sur d’éventuels contacts indirects entre les différentes parties.
Une libération qui intervient après celle de 82 militaires
Cette vague de libérations intervient quelques heures après la remise en liberté, jeudi 13 août, de 82 militaires maliens détenus depuis plusieurs mois par le Front de libération de l’Azawad (FLA), allié au Jnim.
La simultanéité de ces deux opérations pourrait ainsi témoigner de discussions menées en coulisses, malgré la fermeté affichée publiquement par les autorités maliennes à l’égard des groupes armés.
La situation reste cependant fragile dans l’ouest du pays, où le maintien du blocus jihadiste continue de peser lourdement sur la circulation des personnes et des marchandises.

Source : RFI