Mali : une vingtaine de civils retrouvés morts dans des fosses communes à Diafarabé
16 mai 2025Mali : une vingtaine de civils retrouvés morts dans des fosses communes à Diafarabé
Au Mali, une vingtaine de corps ont été découverts dans trois fosses communes à Diafarabé, dans la région de Mopti, après l’arrestation de 27 hommes par l’armée malienne. Des habitants accusent les militaires d’avoir exécuté les personnes interpellées. L’armée annonce l’ouverture d’une enquête.
Une affaire d’une extrême gravité secoue la localité de Diafarabé, dans le centre du Mali. Une vingtaine de corps ont été découverts jeudi 15 mai dans trois fosses communes, après l’interpellation de 27 hommes par l’armée malienne, trois jours plus tôt, selon des témoignages recueillis par Radio France internationale (RFI).
Les hommes avaient été arrêtés le lundi 12 mai lors d’une opération militaire menée sur le marché à bétail de Diafarabé, près de Tenenkou, dans la région de Mopti. Depuis leur arrestation, leurs familles étaient sans nouvelles de leurs proches.
D’après les témoignages rapportés par RFI, des membres des familles ont finalement été autorisés à se rendre sur les lieux où les personnes interpellées avaient été conduites. Ils y auraient découvert plusieurs corps présentant des blessures graves, abandonnés dans trois fosses communes.
Un habitant cité par la radio française affirme que les victimes avaient été égorgées. Les familles auraient prié sur les corps avant de les recouvrir de sable. Selon ce même témoignage, les militaires leur auraient interdit d’emporter leurs téléphones portables afin d’empêcher la prise de photographies.
La population réclame des explications
Durant les trois jours ayant suivi les arrestations, les habitants auraient multiplié les démarches pour connaître le sort des personnes interpellées. Des femmes et des mères des victimes auraient notamment manifesté devant la mairie pour réclamer des informations.
Selon plusieurs sources locales citées par RFI, les militaires avaient initialement assuré que les hommes arrêtés seraient bientôt de retour. L’accès à la rive du fleuve où ils auraient été conduits aurait également été interdit aux habitants.
Les témoignages recueillis présentent les personnes arrêtées comme des commerçants civils. Des représentants communautaires dénoncent, par ailleurs, un ciblage de la communauté peule par les forces armées maliennes. Ces accusations n’ont toutefois pas été établies par une enquête indépendante dans les informations rapportées.
L’armée annonce l’ouverture d’une enquête
Dans un communiqué diffusé vendredi matin, l’armée malienne a indiqué qu’une enquête de gendarmerie avait été ouverte à la suite d’allégations de disparition de civils. Elle a également dénoncé ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de l’affaire à des fins subversives.
Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la région de Mopti, où le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, mène régulièrement des attaques contre les forces armées et leurs supplétifs.
Vendredi, le JNIM a également diffusé des messages audio condamnant les faits rapportés à Diafarabé et annonçant des représailles contre l’armée malienne.
Alors que les circonstances exactes de la mort des hommes arrêtés restent à établir, cette affaire soulève de nouvelles inquiétudes concernant la protection des civils dans les opérations militaires au Mali. Les conclusions de l’enquête annoncée par les autorités sont désormais attendues.
Au Mali, une vingtaine de corps ont été découverts dans trois fosses communes à Diafarabé, dans la région de Mopti, après l’arrestation de 27 hommes par l’armée malienne. Des habitants accusent les militaires d’avoir exécuté les personnes interpellées. L’armée annonce l’ouverture d’une enquête.
Une affaire d’une extrême gravité secoue la localité de Diafarabé, dans le centre du Mali. Une vingtaine de corps ont été découverts jeudi 15 mai dans trois fosses communes, après l’interpellation de 27 hommes par l’armée malienne, trois jours plus tôt, selon des témoignages recueillis par Radio France internationale (RFI).
Les hommes avaient été arrêtés le lundi 12 mai lors d’une opération militaire menée sur le marché à bétail de Diafarabé, près de Tenenkou, dans la région de Mopti. Depuis leur arrestation, leurs familles étaient sans nouvelles de leurs proches.
D’après les témoignages rapportés par RFI, des membres des familles ont finalement été autorisés à se rendre sur les lieux où les personnes interpellées avaient été conduites. Ils y auraient découvert plusieurs corps présentant des blessures graves, abandonnés dans trois fosses communes.
Un habitant cité par la radio française affirme que les victimes avaient été égorgées. Les familles auraient prié sur les corps avant de les recouvrir de sable. Selon ce même témoignage, les militaires leur auraient interdit d’emporter leurs téléphones portables afin d’empêcher la prise de photographies.
La population réclame des explications
Durant les trois jours ayant suivi les arrestations, les habitants auraient multiplié les démarches pour connaître le sort des personnes interpellées. Des femmes et des mères des victimes auraient notamment manifesté devant la mairie pour réclamer des informations.
Selon plusieurs sources locales citées par RFI, les militaires avaient initialement assuré que les hommes arrêtés seraient bientôt de retour. L’accès à la rive du fleuve où ils auraient été conduits aurait également été interdit aux habitants.
Les témoignages recueillis présentent les personnes arrêtées comme des commerçants civils. Des représentants communautaires dénoncent, par ailleurs, un ciblage de la communauté peule par les forces armées maliennes. Ces accusations n’ont toutefois pas été établies par une enquête indépendante dans les informations rapportées.
L’armée annonce l’ouverture d’une enquête
Dans un communiqué diffusé vendredi matin, l’armée malienne a indiqué qu’une enquête de gendarmerie avait été ouverte à la suite d’allégations de disparition de civils. Elle a également dénoncé ce qu’elle considère comme une instrumentalisation de l’affaire à des fins subversives.
Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la région de Mopti, où le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, mène régulièrement des attaques contre les forces armées et leurs supplétifs.
Vendredi, le JNIM a également diffusé des messages audio condamnant les faits rapportés à Diafarabé et annonçant des représailles contre l’armée malienne.
Alors que les circonstances exactes de la mort des hommes arrêtés restent à établir, cette affaire soulève de nouvelles inquiétudes concernant la protection des civils dans les opérations militaires au Mali. Les conclusions de l’enquête annoncée par les autorités sont désormais attendues.



