Un enfant de 5 ans grièvement blessé après une attaque de chimpanzé à Tanènè

13 juillet 2026 Non Par Doura

Un enfant de cinq ans a été grièvement blessé après avoir été attaqué par un chimpanzé dans le district de Dambantchian, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké. Le drame, rapporté par l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), relance les inquiétudes sur la multiplication des conflits entre les populations et la faune sauvage dans cette région de la Guinée.
Selon les informations disponibles, les faits se sont produits il y a un peu plus d’une semaine. Le jeune Saïfoulaye Sanè accompagnait sa mère dans un champ de fonio. À la fin des travaux agricoles, il s’est rendu avec d’autres enfants au bord d’un marigot afin de se baigner.
C’est à ce moment qu’un chimpanzé, venu s’abreuver au même point d’eau, se serait approché du groupe. Pris de panique, les enfants ont tenté de fuir. Dans sa course, Saïfoulaye Sanè est tombé avant d’être rattrapé par l’animal, qui lui a infligé de graves blessures au niveau des parties génitales.
Informé de l’incident, l’inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable de Boké, le capitaine N’Faly Camara, s’est rendu auprès de la victime. L’enfant a d’abord été pris en charge au centre de santé de Tanènè, avant d’être évacué vers l’hôpital régional de Boké, puis transféré à l’hôpital ANAIM de Kamsar, où il reçoit actuellement des soins spécialisés.
Face à la gravité de son état, les autorités sanitaires et administratives de la région se sont mobilisées afin d’assurer une prise en charge médicale adaptée.
Le capitaine N’Faly Camara explique que ce type d’incident est favorisé par la dégradation progressive des habitats naturels. Selon lui, l’expansion des activités humaines, combinée à la raréfaction des ressources en eau et en nourriture, pousse les chimpanzés à s’approcher des zones habitées, augmentant ainsi les risques de confrontation avec les populations riveraines.
Il appelle à renforcer la protection des écosystèmes, à mieux gérer les points d’eau et les ressources naturelles, ainsi qu’à sensibiliser les communautés locales afin de limiter les interactions entre les habitants et la faune sauvage.
L’enfant demeure hospitalisé à l’hôpital ANAIM de Kamsar, où il poursuit son traitement sous la surveillance des équipes médicales.

Yayé Barry