Sonko évoque sa rupture avec Diomaye : « Nos divergences portaient sur le programme »

Sonko évoque sa rupture avec Diomaye : « Nos divergences portaient sur le programme »

13 juillet 2026 Non Par LA RÉDACTION

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, est revenu sur ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye lors d’un entretien accordé à Al Jazeera. Interrogé par le journaliste Nicolas Haque sur leur amitié et les raisons de leur séparation politique, le leader de Pastef a préféré regarder vers l’avenir plutôt que de revenir sur le passé.
« Pour moi, il est inutile de rester focalisé sur le passé. Aujourd’hui, nous devons gérer le présent et nous tourner vers l’avenir », a déclaré Ousmane Sonko. Il a rappelé que le choix de Bassirou Diomaye Faye comme candidat à l’élection présidentielle relevait de sa responsabilité, tout en estimant que cette décision s’inscrivait dans la volonté divine.
Revenant sur les tensions apparues entre les deux dirigeants, Sonko a rejeté l’idée d’une rupture liée à un manque de confiance. « Il n’y a pas eu de problème de confiance. Ce qui s’est passé ne relevait pas de la confiance », a-t-il affirmé, sans souhaiter s’étendre davantage sur les circonstances de leur séparation.
Selon lui, les divergences étaient avant tout d’ordre politique. « Nous avions des visions divergentes quant à nos engagements envers le peuple sénégalais. Il n’était question ni de personnes ni de pouvoir. Il s’agissait du programme », a-t-il expliqué.
Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur le caractère pacifique de cette rupture. Contrairement à de nombreuses crises politiques observées en Afrique, il estime que leur séparation s’est déroulée « de manière pacifique et sereine », chacun continuant d’exercer les responsabilités que le peuple sénégalais lui a confiées.
Ousmane Sonko a rappelé que Bassirou Diomaye Faye demeure le président élu du Sénégal, tandis que lui-même a quitté la Primature après un peu plus de deux ans pour reprendre la présidence de l’Assemblée nationale. Il affirme désormais vouloir consacrer toute son énergie à renforcer cette institution.
« Ma préoccupation, c’est de faire de cette Assemblée nationale une institution véritablement grande », a conclu le leader de Pastef, qui entend désormais concentrer son action sur son nouveau mandat parlementaire.

Yayé Barry