Trump écarte l’idée d’une capture de Vladimir Poutine après l’affaire Maduro
11 janvier 2026Le président américain Donald Trump a rejeté, vendredi, toute hypothèse d’une opération visant à capturer le président russe Vladimir Poutine, à la suite des spéculations suscitées par l’enlèvement récent du président vénézuélien Nicolás Maduro.
La question a émergé après une déclaration du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui, quelques heures après la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier, avait laissé entendre que si les États-Unis étaient capables de traiter avec des dictateurs « aussi facilement », ils sauraient quoi faire ensuite. Une allusion à peine voilée au maître du Kremlin, sans toutefois le nommer explicitement.
Interrogé par la presse à Washington, Donald Trump s’est montré inhabituellement mesuré. « Je ne pense pas que ce soit nécessaire », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « J’ai toujours entretenu d’excellentes relations avec lui », en référence à Vladimir Poutine. Le président américain a néanmoins exprimé sa lassitude face à la guerre en Ukraine, évoquant de lourdes pertes humaines et une économie russe fragilisée. « Je pense que nous allons finir par régler le problème », a-t-il affirmé, sans donner davantage de précisions.
Ces déclarations interviennent dans un contexte international tendu, marqué par une diplomatie américaine de plus en plus offensive. Donald Trump a récemment accentué la pression sur plusieurs dossiers stratégiques, évoquant notamment l’acquisition du Groenland et brandissant la menace de frappes directes contre l’Iran.
À défaut d’une action spectaculaire contre Vladimir Poutine, Washington poursuit cependant sa stratégie de fermeté à l’égard de Moscou. Cette semaine, les forces américaines ont pris le contrôle, dans l’Atlantique nord, d’un navire battant pavillon russe, soupçonné d’être lié à des opérations de contournement des sanctions visant des pétroliers associés au Venezuela.
Si l’idée d’une capture du président russe semble donc écartée, les relations entre les États-Unis et la Russie demeurent marquées par une confrontation indirecte, mêlant pressions économiques, démonstrations de force et rivalités diplomatiques, sur fond de conflit russo-ukrainien toujours non résolu.
Avec AFP



