Procès du 28 septembre 2009 : la CPI insiste sur la continuité des poursuites judiciaires en Guinée
22 avril 2026Le suivi du procès des événements du Massacre du 28 septembre 2009 reste une priorité pour la Cour pénale internationale (CPI). En visite à Conakry, le Procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang, a réaffirmé la nécessité de garantir la continuité des procédures judiciaires engagées en Guinée.
Reçu en audience le 21 avril 2026 par le Premier ministre Amadou Oury Bah, le responsable de la CPI conduisait une délégation dans le cadre des missions régulières de suivi du procès lié aux violences survenues en 2009 au stade du 28 septembre.
Au cours des échanges, Mame Mandiaye Niang a rappelé que, depuis l’ouverture d’un examen préliminaire par la CPI la même année, le principe de complémentarité a été privilégié. Ce mécanisme confie aux juridictions nationales la responsabilité de juger les crimes, avec l’appui et la supervision de la Cour.
« Le choix a été fait de permettre à la Guinée de mener elle-même les poursuites, tout en bénéficiant de l’accompagnement de la CPI », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’éviter toute interruption dans le processus judiciaire.
Cette visite intervient dans un contexte où les autorités guinéennes sont appelées à consolider les acquis du procès, considéré comme un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité. Pour la CPI, la poursuite des audiences et le respect des engagements judiciaires constituent des éléments essentiels pour garantir justice aux victimes.
La rencontre avec le chef du gouvernement traduit également la volonté de renforcer la coopération entre la Guinée et la juridiction internationale, afin d’assurer un aboutissement crédible et transparent de ce dossier emblématique.
Avec la Primature



