Mohammed ben Salmane et Netanyahu accusés d’avoir pesé dans l’attaque américaine contre l’Iran

Mohammed ben Salmane et Netanyahu accusés d’avoir pesé dans l’attaque américaine contre l’Iran

1 mars 2026 Non Par LA RÉDACTION

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait mené un intense lobbying discret auprès du président américain Donald Trump pour encourager une attaque contre l’Iran, malgré son soutien public affiché à une solution diplomatique. C’est ce que révèle le The Washington Post dans une enquête publiée le 28 février 2026.
Selon le quotidien américain, le dirigeant saoudien a effectué plusieurs appels téléphoniques privés au cours du dernier mois pour convaincre la Maison-Blanche qu’une action militaire était nécessaire face à Téhéran. Ces échanges confidentiels auraient pesé dans la décision de lancer l’opération « Epic Fury », une offensive d’envergure visant des sites stratégiques iraniens.
Une convergence Riyad–Jérusalem
Le rapport souligne également le rôle déterminant du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui plaide depuis longtemps pour des frappes contre l’Iran, considéré par Israël comme une menace existentielle. La convergence des intérêts sécuritaires entre Riyad et Jérusalem aurait ainsi influencé la position américaine, malgré des évaluations des services de renseignement ne signalant aucune menace imminente.
L’offensive aurait conduit à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, provoquant une onde de choc dans toute la région et accentuant les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Diplomatie en coulisses mise en échec
En parallèle, des efforts diplomatiques étaient menés par l’émissaire présidentiel Steve Witkoff ainsi que par Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, afin de relancer les discussions sur le programme nucléaire iranien. Mais selon les sources citées, ces tentatives auraient été supplantées par les pressions exercées en faveur d’une action militaire rapide.
Ces révélations mettent en lumière les dynamiques complexes des alliances régionales et la manière dont les intérêts stratégiques croisés de l’Arabie saoudite et d’Israël peuvent façonner la politique étrangère américaine, même lorsque les évaluations internes divergent.