Médias privés : le ministère de la Communication relève de nombreux manquements en Guinée

Médias privés : le ministère de la Communication relève de nombreux manquements en Guinée

12 septembre 2026 Non Par LA RÉDACTION

Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation a fait le point, vendredi 11 septembre 2026, sur les résultats d’une mission de contrôle menée auprès des médias audiovisuels privés en Guinée.
La rencontre, présidée par le Secrétaire général du département, Dr Souleymane Bah, a réuni plusieurs responsables et promoteurs de médias privés. Les échanges ont principalement porté sur le respect des cahiers des charges et des textes réglementaires régissant le fonctionnement des radios et télévisions privées.
La mission, pilotée par la Direction nationale de la Communication et des Relations avec les Médias privés, a été menée à Conakry et à l’intérieur du pays. Des cadres du ministère ainsi que des représentants du Fonds d’Appui au Développement des Médias (FADEM) ont également pris part aux opérations de contrôle.
Selon Boubacar Bah, Directeur national de la Communication et des Relations avec les Médias privés, plusieurs manquements ont été constatés sur le terrain.
« Nous avons vu beaucoup de manquements en termes de respect des cahiers des charges », a-t-il déclaré, citant notamment le fonctionnement de certains relais de médias. Dans certains cas, des relais qui devraient se limiter à la réémission de programmes produisent et diffusent directement leurs propres contenus.
La question des conventions d’établissement constitue également un point de préoccupation pour les autorités. Sur une centaine de radios et télévisions recensées en Guinée, seule une vingtaine disposerait, selon le bilan présenté lors de la rencontre, d’une convention d’établissement.
Le renouvellement des agréments apparaît aussi comme l’un des principaux problèmes relevés par la mission. Boubacar Bah a indiqué que les agréments ont une durée de validité de trois ans et que, hormis les médias ayant obtenu leur agrément au cours des deux dernières années, les autres ne seraient pas à jour de leur renouvellement.
La mission a par ailleurs relevé des insuffisances concernant les conditions de travail ainsi que le traitement salarial des journalistes et des techniciens.
Autre constat : douze médias audiovisuels ont cessé d’émettre depuis plus de deux ans. Une situation qui pourrait, selon les responsables du département, conduire au retrait de leurs agréments, conformément aux dispositions en vigueur.
Face à ces différents manquements, le Secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation a rappelé que le respect des textes et des obligations réglementaires constitue une exigence pour l’ensemble des médias.
Dr Souleymane Bah a annoncé l’envoi prochain d’un courrier à tous les responsables de médias privés afin de les inviter à se mettre en conformité dans un délai qui sera fixé par le département.
Le ministère entend toutefois accompagner les acteurs du secteur dans ce processus. Le Secrétaire général a insisté sur la nécessité pour les promoteurs de médias privés de dépasser la seule logique de diffusion de contenus et de travailler à la construction de véritables entreprises de presse, capables de fonctionner durablement dans le respect des règles professionnelles et réglementaires.

Avec le Ministère