L’Iran frappe des bases américaines en représailles aux frappes de Washington
2 septembre 2026Les tensions s’intensifient au Moyen-Orient. L’Iran a lancé, mercredi 2 septembre 2026, une série d’attaques contre des bases militaires américaines situées dans plusieurs pays du Golfe, en réponse à de nouvelles frappes américaines contre la République islamique.
Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, les Gardiens de la Révolution ont annoncé une « opération décisive en riposte ». Des missiles et des drones auraient été utilisés lors de cette offensive visant notamment des installations militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn.
Plusieurs pays du Golfe visés
La Jordanie a annoncé avoir intercepté et détruit dix missiles tirés depuis l’Iran. Trois autres projectiles seraient tombés en dehors des zones habitées. Les autorités jordaniennes n’ont fait état d’aucun blessé.
Le Koweït a également déclaré avoir été visé par des missiles et des drones. À Bahreïn, des sirènes d’alerte ont retenti tôt mercredi matin, selon des correspondants de l’AFP.
Cette nouvelle escalade intervient après une deuxième série de frappes américaines contre l’Iran en quelques jours. Téhéran affirme vouloir répondre directement aux attaques américaines.
Au moins 11 morts en Iran
Les médias d’État iraniens font état d’au moins 11 morts dans les dernières frappes américaines. Quatre personnes ont notamment été tuées lors d’un mariage dans la région d’Hormozgan, où une cinquantaine de personnes auraient également été blessées.
Sept autres personnes sont mortes dans la région du Khouzestan. Les frappes y auraient également fait huit blessés.
Ces bilans n’ont pas encore été vérifiés de manière indépendante.
Trump appelle les Iraniens à se soulever
Alors que les affrontements se poursuivent, le président américain Donald Trump a directement interpellé la population iranienne sur son réseau social Truth Social.
« Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ? », a-t-il écrit, tout en affirmant que les États-Unis exercent désormais un contrôle « quasi total » sur le détroit d’Ormuz.
Le président américain a également assuré que Washington ne cherchait pas nécessairement à pousser Téhéran à négocier, estimant que la situation actuelle était plus favorable aux États-Unis.
La multiplication des frappes et des ripostes fait désormais craindre une extension du conflit à l’ensemble de la région du Golfe, où plusieurs installations militaires américaines sont présentes.
Doura



