Les États-Unis gèlent les visas d’immigrant pour 75 pays, dont la Guinée
15 janvier 2026Les États-Unis ont annoncé, mercredi, le gel des procédures de visas d’immigrant pour 75 pays, parmi lesquels figure la Guinée. Cette décision s’inscrit dans le cadre du durcissement de la politique migratoire engagé par le président Donald Trump depuis son retour au pouvoir.
Ces visas d’immigrant concernent les personnes souhaitant s’installer durablement aux États-Unis. Selon les autorités américaines, la mesure entrera en vigueur le 21 janvier et ne s’appliquera pas aux visas de non-immigrant, notamment les visas temporaires de tourisme, d’affaires ou d’études.
Dans un communiqué, le département d’État américain précise que ce gel restera en place tant que Washington ne sera pas en mesure de garantir que les nouveaux immigrants ne deviendront pas une charge pour les finances publiques. L’administration américaine affirme vouloir mettre fin à ce qu’elle considère comme des abus du système d’immigration, en renforçant les critères d’admission et les contrôles.
Ce durcissement s’accompagne d’une intensification sans précédent des mesures de contrôle. Le département d’État indique avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, un chiffre présenté comme record sur une seule année.
Parallèlement, le ministère de la Sécurité intérieure affirme que plus de 605 000 personnes ont été expulsées au cours des derniers mois, tandis qu’environ 2,5 millions d’autres auraient quitté volontairement le territoire américain, sous la pression des nouvelles politiques migratoires.
Cette politique de plus en plus restrictive suscite de vives inquiétudes dans les pays concernés, notamment en Afrique, où de nombreuses familles comptent sur l’immigration comme moyen d’améliorer leurs conditions de vie. En Guinée, cette annonce est perçue comme un nouvel obstacle pour les candidats à l’immigration légale, déjà confrontés à des procédures longues et coûteuses.
Alors que Washington assume pleinement cette ligne dure, plusieurs observateurs redoutent des conséquences diplomatiques et humaines importantes, dans un contexte mondial marqué par les crises économiques, sécuritaires et migratoires.
Doura



