Découverte du corps d’un élève dans le fleuve Kakirima à Pita
15 janvier 2026Depuis plusieurs jours, la localité de Ley Miro, dans la préfecture de Pita, était plongée dans une vive inquiétude après la disparition d’un jeune élève. Le corps de Boubacar Diallo, porté disparu depuis environ trois jours, a finalement été retrouvé mercredi 14 janvier 2026 dans le fleuve Kakirima, un affluent du Konkouré.
Selon des témoignages recueillis sur place, le corps de la victime, déjà en état de putréfaction avancé, a été aperçu flottant à la surface de l’eau par des habitants mobilisés jour et nuit pour retrouver l’élève disparu. Aussitôt alertés, des volontaires se sont organisés pour récupérer le corps, craignant qu’il ne soit de nouveau emporté par le courant.
« Le jeune élève Boubacar Diallo avait disparu dans le fleuve Kakirima depuis dimanche dernier. Il n’était pas seul au moment des faits. C’est aujourd’hui que la population a aperçu son corps à la surface de l’eau. Des volontaires se sont mobilisés pour le récupérer. Cela faisait trois jours que nous étions à sa recherche, mais en vain », a expliqué Saara Bhoye, confirmant par ailleurs que l’inhumation a eu lieu au bord du fleuve.
Le fleuve Kakirima, connu pour son courant parfois violent, traverse plusieurs préfectures, notamment Lélouma, Pita et Télimélé. Il est régulièrement pointé du doigt pour les nombreux accidents mortels qui s’y produisent, en particulier chez les jeunes.
Après les constats d’usage effectués par les services compétents, les autorités locales ont conclu à une mort naturelle. Le corps a ensuite été remis à la famille du défunt.
« Toutes les autorités, y compris le procureur, ont été informées. La famille a confirmé que leur fils n’a pas été victime d’un acte criminel. C’est après cette confirmation que le préfet, le sous-préfet et le procureur ont décidé de remettre le corps à la famille, qui l’a inhumé au bord du fleuve conformément à la coutume. Des séances de sensibilisation ont également été organisées pour appeler les élèves à plus de prudence », a indiqué notre source, jointe par notre correspondant régional à Labé.
Selon nos informations, plusieurs autres jeunes ont déjà perdu la vie dans ce fleuve, l’un des plus longs et des plus dangereux de la région. Ce nouveau drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité des élèves et la nécessité de renforcer les campagnes de prévention et de sensibilisation autour des cours d’eau.
Midiaou Bendougou



