Iran : les États-Unis frappent l’île stratégique de Qeshm dans le détroit d’Ormuz
3 novembre 2026Les États-Unis ont mené des frappes contre l’île iranienne de Qeshm, située dans le stratégique détroit d’Ormuz, lundi 2 novembre 2026. Cette opération intervient alors que le président américain Donald Trump affichait son optimisme quant à une possible reprise des négociations avec Téhéran.
Selon des informations rapportées par le Wall Street Journal, citant des responsables américains sous couvert d’anonymat, ces frappes s’inscrivent dans une série d’opérations militaires limitées menées par Washington contre l’Iran ces dernières semaines.
L’armée américaine chercherait à maintenir ces opérations discrètes afin d’éviter de donner l’impression qu’une reprise de la guerre à grande échelle est envisagée.
Sollicité par l’Agence France-Presse (AFP), le Pentagone a renvoyé vers le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), qui n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Cinq explosions signalées sur l’île
De son côté, l’agence de presse officielle iranienne Irna a rapporté que cinq explosions avaient été entendues sur l’île de Qeshm. Des habitants auraient également aperçu deux avions dans le ciel.
Ces frappes surviennent dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des enjeux militaires et économiques entre Washington et Téhéran.
Depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février 2026, à la suite de frappes israélo-américaines contre l’Iran, Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz et cible régulièrement des navires qui tentent de le traverser sans son autorisation.
Trump évoque un possible accord avec Téhéran
Quelques heures avant les frappes, Donald Trump s’était montré optimiste sur l’issue des discussions avec l’Iran.
« L’Iran veut un accord, aussi rapidement que possible. Cela pourrait arriver ! », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Cette déclaration contraste avec la poursuite des opérations militaires américaines dans la région.
Une accalmie est observée depuis septembre, mais les menaces de Washington et d’Israël se sont intensifiées ces derniers jours.
Ces développements interviennent également à la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues mardi 3 novembre, dans un contexte d’incertitudes politiques et sécuritaires au Moyen-Orient.
Source : RFI


