Guinée : plus de 1,6 tonne de stupéfiants incinérée à Conakry

Guinée : plus de 1,6 tonne de stupéfiants incinérée à Conakry

30 août 2026 Non Par LA RÉDACTION

CONAKRY, 30 août 2026 — Les autorités guinéennes ont procédé samedi à Conakry à l’incinération de plus de 1,6 tonne de stupéfiants, dont 86,32 kilogrammes de cocaïne et plus de 1,5 tonne de cannabis, dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.
L’opération s’est déroulée dans l’enceinte du Groupement d’intervention et de protection de la Police nationale (GIPP), à Enta, dans la commune de Tombolia, en présence notamment du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Ahmed Mohamed Oury Diallo, et du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara.
Selon les autorités, les produits détruits avaient été saisis lors d’opérations menées entre le 23 octobre 2025 et le 28 août 2026. Ils ont été centralisés et inventoriés sous la coordination du Parquet général près la Cour d’appel de Conakry avant leur destruction.
Le lot comprenait précisément 1 tonne, 504 kg et 839 grammes de cannabis, 86,320 kg de cocaïne, 37,396 kg de haschisch et 9,182 kg de kush, soit un total de 1 637,737 kg pour ces quatre catégories de stupéfiants. Des quantités de tramadol, de médicaments ainsi que des boissons frelatées ont également été détruites.
Pour les autorités guinéennes, cette opération doit permettre de renforcer la lutte contre les réseaux impliqués dans le trafic de stupéfiants. Le ministre de la Sécurité a notamment insisté sur la nécessité d’identifier les filières, leurs responsables et leurs éventuels financiers afin de les traduire devant la justice.
Le ministre de la Justice a, de son côté, salué le travail des services ayant participé aux saisies et appelé à renforcer la coopération entre les forces de sécurité, la justice, les douanes et les partenaires concernés.
Les autorités ont également adressé un message de vigilance à la jeunesse face aux conséquences de la consommation de drogues, alors que la lutte contre les stupéfiants figure parmi leurs priorités en matière de sécurité publique.
L’incinération intervient ainsi comme l’une des étapes judiciaires suivant la saisie et la centralisation des produits, tandis que les investigations doivent se poursuivre pour remonter les réseaux à l’origine de leur circulation en Guinée.

Yayé Barry