Afrique du Sud : l’ultimatum aux migrants illégaux expire, les tensions montent
1 juillet 2026 Non Par LA RÉDACTIONL’Afrique du Sud traverse une nouvelle crise marquée par une montée des sentiments anti-immigrés. Le mouvement « March and March », qui exige le départ des migrants africains en situation irrégulière, a intensifié la pression sur des millions d’étrangers installés dans le pays. Malgré les appels au calme du président Cyril Ramaphosa, la peur et l’incertitude gagnent les communautés concernées.
Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Johannesburg, où des milliers de personnes ont dénoncé la présence de migrants qu’elles accusent d’aggraver le chômage, l’insécurité et les difficultés économiques. Plusieurs pays africains, dont le Ghana, ont déjà organisé le rapatriement volontaire de certains de leurs ressortissants.
Cette nouvelle vague de xénophobie intervient dans un contexte de crise économique persistante. Avec un taux de chômage proche de 40 %, des inégalités profondes et une insécurité croissante, les migrants sont devenus des boucs émissaires dans un climat politique tendu. Les réseaux sociaux et les discours de certains responsables politiques alimentent également cette hostilité.
Le président Cyril Ramaphosa a condamné « la xénophobie, l’afrophobie et toute autre forme d’intolérance », rappelant les valeurs de solidarité héritées de Nelson Mandela. Toutefois, ces déclarations peinent à calmer les tensions, alors que certains responsables politiques proposent des mesures inspirées de la politique migratoire américaine pour lutter contre l’immigration clandestine.
Cette situation fait craindre une résurgence des violences xénophobes qui avaient déjà ensanglanté l’Afrique du Sud en 2008 et en 2019. De nombreux observateurs appellent les autorités à privilégier le dialogue, la protection des populations vulnérables et des solutions durables face aux défis économiques et sociaux.
Yayé Barry



