Affaire « Bellingham » à Dixinn : Hadiatou Bah alias « Bandirou » poursuivie pour proxénétisme, diffamation et atteinte à la dignité
20 mai 2026 Non Par DouraLe tribunal de première instance de Dixinn examine , ce mercredi 20 mai 2026, le dossier impliquant Hadiatou Bah, connue sous le surnom de « Bandirou » ou encore « Monènè », à la suite de la diffusion d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.
Dans cette séquence devenue virale, la jeune femme, qui se présente comme artiste, affirmait être impliquée dans des activités de proxénétisme. Elle déclarait notamment proposer des prostituées à hauteur de 500 000 francs guinéens la nuit, tout en précisant percevoir une commission de 200 000 GNF. Au cours de cette même interview réalisée dans un bar surnommé « Bellingham », situé à Kipé, elle reconnaissait également consommer de la drogue.
Ces déclarations avaient suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux et conduit à son interpellation dès le lendemain de la diffusion de la vidéo.
À la barre ce mercredi, Hadiatou Bah a tenté d’expliquer le contexte de ses propos. « Je voulais créer du buzz. Cela fait deux ans que je suis dans la musique, mais je ne suis pas connue », a-t-elle déclaré devant le tribunal.
Revenant également sur son surnom « Bandirou », elle a affirmé : « On m’appelle ainsi parce que je fréquente beaucoup les ghettos, là où les gens fument et tout. Je suis née à Hamdallaye-Radars. »
Le parquet poursuit la prévenue pour « diffamation, proxénétisme et complicité, atteinte à l’ordre public et à la dignité des individus par le biais d’un système informatique ».
L’affaire, très commentée dans l’opinion publique, relance le débat sur l’usage des réseaux sociaux à des fins de visibilité, ainsi que sur la banalisation de certains comportements jugés contraires aux bonnes mœurs et à la législation guinéenne.
Le tribunal devrait poursuivre l’examen du dossier dans les prochains jours afin de déterminer les responsabilités exactes de la prévenue dans cette affaire dite du « Lounge Bellingham ».
Les débats se poursuivent au tribunal
Yayé Barry


