Environnement : plusieurs camions saisis sur les sites de Yimbaya Faban

Environnement : plusieurs camions saisis sur les sites de Yimbaya Faban

7 novembre 2026 Non Par LA RÉDACTION

 

À la suite d’une enquête sur des atteintes à l’environnement et la destruction des mangroves, plusieurs camions ont été saisis sur les sites de Yimbaya Faban, dans la commune de Gbessia. L’annonce a été faite par le procureur spécial de la CRIEF, Alphonse Charles Wright.

La lutte contre l’occupation anarchique des zones de mangrove et les atteintes à l’environnement prend une nouvelle tournure à Conakry. Plusieurs camions ont été saisis sur les sites de Yimbaya Faban, à la suite d’investigations engagées par le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Cette opération fait suite à une descente surprise effectuée en juillet 2026 par le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, dans les zones de Benarès et de Yimbaya Faban, situées dans la nouvelle commune de Gbessia. Sur place, le magistrat avait constaté l’ampleur des remblais et des constructions qui empiètent progressivement sur les espaces de mangrove.

Accompagné de l’inspecteur général du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mohamed Doussou Traoré, ainsi que des services spéciaux et des officiers de police judiciaire (OPJ), Alphonse Charles Wright avait alors interrogé plusieurs acteurs présents sur les lieux afin de déterminer les responsabilités dans cette occupation des zones sensibles.

À Benarès, un certain Elhadj Doumbouya avait déclaré avoir obtenu un marché portant sur 44 hectares, destiné à la réalisation de logements et au prolongement de la plage.

Plus loin, à Yimbaya Faban, non loin de l’école Aïcha Bah, le procureur avait découvert des habitations en construction au milieu de la mangrove. Des faits qui avaient suscité des interrogations sur les autorisations administratives et le rôle des différents acteurs impliqués.

Au cours de cette descente, plusieurs témoignages avaient notamment évoqué l’implication présumée d’un individu connu sous le surnom de Nidal, identifié comme un certain Dioubaté, dans la vente de parcelles aménagées au cœur de ces espaces naturels. Ces déclarations restent toutefois à établir dans le cadre des investigations judiciaires.

Face à la gravité des faits constatés, le procureur spécial avait annoncé des mesures visant à faire interrompre les travaux en cours, tandis que les responsables du ministère de l’Urbanisme avaient indiqué que la zone concernée n’avait jamais fait l’objet d’une validation officielle pour des constructions.

TBD