Guinée : l’État encadre l’usage des gyrophares et sirènes sur les véhicules
30 septembre 2026Conakry – L’usage des gyrophares, dispositifs lumineux et avertisseurs sonores spéciaux est désormais soumis à des règles précises en Guinée. Un arrêté conjoint des départements chargés de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile fixe les catégories de personnes et de véhicules autorisées à utiliser ces équipements sur la voie publique.
Le texte, référencé AC/2026/020/MDN/MSPC/SGG, porte sur l’usage des dispositifs lumineux, gyrophares et avertisseurs sonores spéciaux. Il s’applique à l’ensemble du territoire national.
Signé par Ibrahima Kalil Condé, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, et Ahmed Mohamed Oury Diallo, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, l’arrêté établit une liste précise des bénéficiaires.
Une utilisation réservée à des autorités et services déterminés
Selon l’article 2, peuvent notamment utiliser ces dispositifs le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat et le Premier ministre.
La liste comprend également le ministre chargé de la Défense nationale, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Plusieurs responsables des forces de défense et de sécurité sont également concernés, notamment le Chef d’État-Major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Directeur général de la Police nationale et le Directeur de l’École de guerre.
L’autorisation s’étend aussi aux véhicules d’intervention des Forces armées, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale et de la Protection civile lorsqu’ils sont engagés dans des opérations.
Les véhicules des unités d’intervention mobiles hospitalières, notamment les ambulances et les corbillards, sont également cités par le texte.
Les véhicules privés directement concernés
L’une des principales dispositions de l’arrêté concerne les autres usagers de la route.
L’article 4 interdit en effet d’utiliser, de détenir en vue de leur utilisation, d’installer ou de faire installer des dispositifs lumineux, gyrophares et avertisseurs sonores spéciaux sur un véhicule circulant sur la voie publique, sauf habilitation prévue par le texte.
Cette interdiction vaut sur l’ensemble du territoire national, quelle que soit la nature de la route empruntée ou la qualité du propriétaire ou du détenteur du véhicule.
Des sanctions prévues en cas de violation
Les autorités annoncent également des mesures contre les personnes qui ne respecteraient pas ces nouvelles dispositions.
L’article 5 de l’arrêté prévoit que tout contrevenant s’expose à des sanctions administratives et à une poursuite judiciaire.
Le contrôle de l’application du texte est confié notamment aux responsables de l’État-Major général des Armées, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale, ainsi qu’aux services d’inspection des Forces armées, de la Police et de la Protection civile.
Une disposition particulière est par ailleurs prévue pour le ministre des Affaires étrangères dans le cadre de ses missions diplomatiques, avec la possibilité de bénéficier d’une escorte et de véhicules équipés de gyrophares et d’avertisseurs sonores spéciaux.



