À l’ONU, le président iranien Pezeshkian affirme que l’Iran « ne baissera jamais la tête »
23 septembre 2026Le président iranien Massoud Pezeshkian a livré mercredi 23 septembre un discours offensif devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, accusant les États-Unis de « terrorisme » et affirmant que l’Iran ne céderait pas face aux pressions américaines.
Répondant aux déclarations de Donald Trump, qui avait menacé la veille d’« annihiler » la République islamique, le président iranien a assuré que « la résistance du peuple iranien ne fera que s’intensifier » face aux sanctions, à la pression et à ce qu’il a qualifié d’intimidation.
« Nous n’avons jamais été un agresseur », a également déclaré Massoud Pezeshkian, affirmant que son pays n’avait « jamais démarré de guerre ».
Le président iranien est le plus haut responsable de Téhéran à se rendre aux États-Unis depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Dans son intervention, Massoud Pezeshkian a également évoqué le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial et les exportations d’hydrocarbures.
Le dirigeant iranien a déclaré que son pays ne tolérerait pas que cette voie maritime soit utilisée pour mener une « agression » contre l’Iran. Il a également accusé Washington d’avoir restreint l’accès de l’Iran à ses eaux territoriales.
Depuis le début du conflit, le trafic dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbé. Les États-Unis ont, de leur côté, renforcé la pression économique sur Téhéran et imposé un blocus des ports iraniens.
Washington et Téhéran maintiennent toutefois le dialogue
Malgré la fermeté affichée par les deux camps, des contacts diplomatiques ont également repris en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
Selon l’émissaire américain Steve Witkoff, des échanges entre responsables américains et iraniens ont eu lieu par l’intermédiaire de médiateurs au cours de la journée.
Donald Trump avait lui-même évoqué mardi la possibilité d’un accord avec Téhéran, tout en maintenant une forte pression sur les autorités iraniennes.
Les discussions interviennent alors que les conséquences économiques du conflit inquiètent de plus en plus les marchés internationaux. Les tensions concernent notamment le détroit d’Ormuz, mais également le détroit de Bab el-Mandeb, où les Houthis, soutenus par l’Iran selon Washington et ses alliés, jouent un rôle dans les perturbations du trafic maritime.
Avec AFP


