Massoud Pezeshkian attendu à l’ONU sur fond de guerre entre l’Iran et les États-Unis
22 septembre 2026Le président iranien Massoud Pezeshkian doit prendre la parole mercredi 23 septembre à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Son déplacement intervient dans un contexte particulièrement tendu, alors que l’Iran est engagé dans une guerre avec les États-Unis à la suite de frappes israélo-américaines déclenchées fin février.
En se rendant aux États-Unis, Massoud Pezeshkian devient le plus haut responsable iranien à fouler le sol américain depuis le début du conflit. Avant son départ, le président iranien a promis de « défendre fermement » les positions de son pays devant les dirigeants du monde réunis à l’ONU.
Sa présence à New York intervient alors que les tensions au Moyen-Orient restent fortes. Le discours du président iranien sera particulièrement suivi, notamment sur les positions de Téhéran concernant le conflit et ses relations avec Washington.
Une partie de la délégation iranienne autorisée à entrer aux États-Unis
Les autorités américaines ont autorisé une partie de la délégation iranienne à participer à l’Assemblée générale de l’ONU. Toutefois, selon le département d’État américain, les membres de la délégation seront soumis à des restrictions concernant leurs déplacements à New York.
Ces mesures étaient déjà en vigueur lors de la précédente Assemblée générale. Elles interviennent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran.
Par ailleurs, les États-Unis ont refusé d’accorder des visas à la délégation palestinienne, dont le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Washington affirme que l’Autorité palestinienne a « manqué à ses engagements en faveur de la paix au Moyen-Orient ».
Le G7 appelle les Houthis à cesser leurs attaques
En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont également appelé les Houthis au Yémen à mettre immédiatement fin à leurs actions militaires contre le transport maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Dans une déclaration publiée lundi soir, les pays du G7 ont demandé aux combattants houthis de cesser « toutes leurs actions militaires, menaces et attaques » contre les navires empruntant cette importante voie maritime.
Les ministres estiment que ces attaques font peser des risques supplémentaires sur la stabilité régionale et le commerce international, alors que le conflit au Moyen-Orient continue de susciter des inquiétudes au niveau mondial.
Yayé Barry



