La HAC lève les sanctions contre trois journalistes et autorise la reprise de leurs activités
30 juillet 2026La Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de lever les sanctions qui frappaient trois journalistes guinéens ainsi que les médias dont certains sont les promoteurs. La décision a été adoptée lors de la séance plénière du 29 juillet 2026 et marque la fin de leur interdiction d’exercer.
Selon la décision signée par le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, cette mesure de clémence concerne Mamadi Konoma Keïta, journaliste à Mandiana, Ibrahima Diakité, journaliste à Dinguiraye, et Saïfoulaye Diallo, correspondant régional de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Labé.
L’institution indique avoir pris en compte les lettres de demande de pardon adressées par les trois journalistes, les regrets exprimés ainsi que leurs engagements écrits à respecter les lois, le Code d’éthique et de déontologie du journalisme guinéen et le cadre réglementaire de l’exploitation des médias.
La HAC souligne également avoir considéré les démarches de médiation entreprises par des notabilités religieuses, des sages, des organisations professionnelles de médias et plusieurs personnalités de Mandiana, Dinguiraye et Labé, qui avaient plaidé en faveur des intéressés.
En conséquence, l’interdiction d’exercer la profession de journaliste est entièrement levée à compter de la signature de la décision. Les trois professionnels des médias sont désormais autorisés à reprendre l’ensemble de leurs activités.
Par ailleurs, la suspension et l’interdiction de diffusion qui visaient les médias concernés sont également levées, sous réserve de leur mise en conformité administrative immédiate auprès des services techniques compétents de la HAC.
La décision prévoit aussi la restitution de la carte de presse professionnelle d’Ibrahima Diakité.
Toutefois, la Haute Autorité de la Communication rappelle que cette mesure s’accompagne d’un avertissement. Elle précise que toute récidive ou tout nouveau manquement aux règles d’éthique, de déontologie, de préservation de l’ordre public et du vivre-ensemble entraînera l’application immédiate des sanctions maximales prévues par les textes en vigueur.
Doura



