Mort de Mamadou Djouma Bah : le pouvoir sous pression, les condamnés pour fraude au BAC transférés à Conakry

Mort de Mamadou Djouma Bah : le pouvoir sous pression, les condamnés pour fraude au BAC transférés à Conakry

23 juillet 2026 Non Par LA RÉDACTION

La mort en détention de Mamadou Djouma Bah, condamné dans une affaire de fraude au baccalauréat, continue de provoquer une vive émotion en Guinée. Plusieurs jours après son inhumation, la tension reste palpable à Kindia, où des manifestations ont éclaté pour réclamer justice et exiger la libération des autres personnes condamnées dans le même dossier.
Pendant deux jours, des dizaines de jeunes sont descendus dans les rues de Kindia pour dénoncer les conditions de détention ayant conduit au décès du jeune homme. Les manifestants demandent également la remise en liberté des six autres détenus, parmi lesquels figure une mère allaitante d’un nourrisson de quatre mois.
Face à une colère populaire grandissante, les autorités ont décidé de transférer les détenus concernés à Conakry afin qu’ils soient rejugés en appel. Cette décision est perçue par de nombreux observateurs comme une tentative d’apaiser les tensions et d’offrir une nouvelle lecture judiciaire d’un dossier devenu hautement sensible.
Le décès de Mamadou Djouma Bah a placé les autorités dans une position délicate. Selon plusieurs témoignages, sa famille avait alerté à plusieurs reprises sur la fragilité de son état de santé avant son décès en prison. Malgré ces avertissements, aucune mesure susceptible d’éviter le drame n’aurait été prise.
Cette situation a mis le gouvernement sous une forte pression politique et sociale. Entre les revendications des manifestants et les exigences de la justice, l’exécutif cherche une issue à une affaire qui continue d’alimenter le débat sur les conditions de détention, le traitement des personnes condamnées et la proportionnalité des sanctions dans les affaires de fraude aux examens nationaux.
Toutefois, toute évolution du dossier se heurte également à la position du parquet de Kindia et de l’administration pénitentiaire, qui avaient défendu le maintien en détention des condamnés. L’issue du procès en appel sera donc particulièrement suivie, tant par les proches des détenus que par l’opinion publique.

Doura