Guinée : Mamadi Doumbouya crée le Commandement des opérations spéciales (COS)
23 avril 2026Dans un décret lu ce mercredi 22 avril 2026 à la télévision nationale, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du Commandement des opérations spéciales (COS), une nouvelle structure stratégique au sein des forces de défense et de sécurité.
Des dispositions générales précises
Selon l’article 1er, le COS est institué comme une structure de commandement opérationnel interarmées et interservices. Dépourvu de personnalité juridique, il est placé sous l’autorité du chef d’état-major général des armées et agit conformément aux orientations stratégiques définies par le chef de l’État.
Des missions centrées sur les opérations d’élite
Le COS aura pour mission principale de coordonner et d’employer les unités d’élite des forces de défense et de sécurité. Il est également chargé de planifier, préparer et conduire les opérations spéciales à haute valeur stratégique.
Le décret souligne que cette nouvelle entité devra renforcer les capacités d’anticipation et de réaction des forces, lutter contre le terrorisme et les menaces asymétriques, tout en collaborant étroitement avec les services de renseignement opérationnel.
Une composition interarmées et interservices
Le COS regroupe des éléments issus de plusieurs corps, notamment :
le groupement des forces spéciales (GFS),
le bataillon des troupes aéroportées (BATA),
le groupement des forces d’intervention rapide (GFIR),
le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN),
les fusiliers commandos de l’air,
les fusiliers marins commandos,
le groupement d’intervention de la police nationale (GIPPN).
Une organisation structurée
Le Commandement des opérations spéciales comprend un commandant, un commandant adjoint, un état-major opérationnel, des unités spéciales intégrées et des structures de soutien.
Le commandant, nommé par décret, doit être un officier général ou supérieur (au moins colonel), titulaire du brevet de l’École de guerre et justifiant d’au moins cinq ans d’expérience dans le domaine. Les mêmes exigences s’appliquent à son adjoint.
L’état-major opérationnel est chargé de la planification et de la coordination des missions, tandis que les unités intégrées assurent l’exécution sur le terrain. Les structures de soutien garantissent l’appui logistique, technique et administratif.
Un rôle de coordination, sans substitution
Le décret insiste sur un principe clé : le COS ne remplace pas les forces existantes. Il agit comme un mécanisme de coordination visant à optimiser l’efficacité opérationnelle des unités d’élite.
Gestion et application
Le personnel du COS sera mis à disposition par les ministères en charge de la Défense nationale et de la Sécurité. Le commandement assurera leur sélection, leur formation et leur emploi opérationnel.
Des arrêtés du ministre de la Défense viendront préciser les modalités pratiques de fonctionnement, tandis que les ministres concernés sont chargés de l’application effective du décret.
Doura


