Le GMD face à un dilemme pour la désignation de ses candidats
14 avril 2026À l’approche des élections législatives et communales prévues pour la fin du mois de mai, le GMD se retrouve confronté à un défi majeur : le choix de ses candidats pour les scrutins uninominal et plurinominal.
Considéré comme l’ultra favori de ces élections, le GMD, formation politique soutenant le président de la transition Mamadi Doumbouya, suscite un engouement sans précédent. Dans tout le pays, nombreux sont les prétendants qui souhaitent briguer un mandat sous sa bannière.
Cependant, cette forte attractivité engendre des tensions internes. Dans plusieurs préfectures, des cadres non résidents, bien que natifs des localités concernées, tentent de s’imposer face aux acteurs locaux. Vivant majoritairement à Conakry, ces derniers sont parfois perçus comme déconnectés des réalités du terrain, provoquant ainsi des frustrations au sein des bases.
À cette problématique s’ajoute celle du parrainage. Certains candidats seraient soutenus par des ministres influents ou de puissants opérateurs économiques, ce qui déséquilibre davantage la compétition interne. À Mamou, par exemple, des sources évoquent des candidatures appuyées par le ministre Mory Condé et par Abdoul Sononcco, fils de l’homme d’affaires Elhadj Saliou.
Face à cette situation, les candidats locaux, souvent limités en moyens financiers et en réseaux d’influence, peinent à s’imposer. Une réalité dénoncée par plusieurs acteurs de la société civile, qui appellent à privilégier les résidents dans le choix des candidats, au nom de la légitimité et de la représentativité.
Ils invitent également les responsables du GMD à prendre en compte ces préoccupations afin d’éviter des frustrations susceptibles de fragiliser l’unité du mouvement à l’approche de ces échéances cruciales.
Ces élections, qui devraient permettre l’élection d’un peu moins de 150 députés, marqueront une étape clé dans le processus de transition en Guinée. Elles interviennent dans un contexte particulier, caractérisé notamment par la dissolution des principales formations politiques du pays.
Doura



