Moscou et Oslo dénoncent les frappes contre l’Iran
28 février 2026 Non Par LA RÉDACTIONLa tension monte au Moyen-Orient après de nouvelles frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Tandis que Moscou dénonce une « aventure dangereuse » susceptible de provoquer une catastrophe régionale, la Norvège estime que ces attaques ne sont « pas conformes » au droit international et appelle à une solution diplomatique.
La Russie fustige une « aventure dangereuse »
La diplomatie russe a vivement condamné les frappes américaines et israéliennes visant l’Iran. Dans un communiqué, Moscou affirme que Washington et Tel-Aviv ont lancé « une aventure dangereuse » qui rapproche rapidement la région d’une catastrophe humanitaire, économique et potentiellement radiologique.
Selon la Russie, les intentions des États-Unis et d’Israël seraient claires : détruire l’ordre constitutionnel iranien et renverser un gouvernement jugé indésirable, parce qu’il refuse de se soumettre à leur « diktat » et à l’hégémonisme occidental.
Les autorités russes considèrent que ces opérations militaires risquent d’aggraver une situation déjà fragile au Moyen-Orient, avec des répercussions majeures sur la stabilité régionale et internationale.
La Norvège invoque le droit international
De son côté, la Norvège a exprimé des réserves juridiques sur ces frappes. Le chef de la diplomatie norvégienne, Espen Barth Eide, a estimé que les attaques contre l’Iran, présentées par Israël comme préventives, ne sont « pas conformes » au droit international.
Il a rappelé qu’une attaque préventive suppose l’existence d’une menace imminente clairement établie. Oslo appelle l’ensemble des parties à faire preuve de retenue et à privilégier les voies diplomatiques afin d’éviter une escalade militaire aux conséquences imprévisibles.
Une région sous haute tension
Ces réactions interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Iran, États-Unis et Israël. Les frappes ravivent les inquiétudes d’un embrasement régional, avec des impacts potentiels sur la sécurité, l’économie mondiale et la stabilité énergétique.
Face au risque d’escalade, plusieurs capitales appellent désormais à la désescalade et à la reprise des discussions diplomatiques pour éviter une crise majeure au Moyen-Orient.
Avec AFP



