Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, l’ONU particulièrement visée
8 janvier 2026Donald Trump tourne le dos au multilatéralisme et retire les États-Unis de dizaines d’organisations internationales.
Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump accentue sa rupture avec le multilatéralisme. Fidèle à son credo « America First », le président américain a signé, mercredi, un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, jugées contraires aux intérêts nationaux.
Selon un message publié sur X par la Maison-Blanche, 31 de ces organisations sont liées au système des Nations unies, faisant de l’ONU l’une des principales cibles de cette décision. Washington estime que ces institutions « ne remplissent plus leur mission » et constituent un poids financier et politique injustifié pour les contribuables américains.
Comme lors de son premier mandat, Donald Trump a décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, confirmant le scepticisme de son administration à l’égard des engagements climatiques internationaux. Les États-Unis quittent également l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), qu’ils avaient réintégrée sous la présidence de Joe Biden, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ces retraits symbolisent une volonté affirmée de rompre avec les cadres de coopération multilatérale, au profit d’une diplomatie plus unilatérale et transactionnelle.
Une aide internationale fortement réduite
Parallèlement à ces désengagements institutionnels, l’administration Trump a considérablement réduit l’aide américaine à l’étranger, amputant les budgets de plusieurs agences onusiennes majeures. Des organisations comme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ou le Programme alimentaire mondial (PAM) ont été contraintes de revoir à la baisse leurs opérations sur le terrain.
Ces coupes budgétaires inquiètent de nombreux acteurs humanitaires, qui redoutent un impact direct sur les populations les plus vulnérables, notamment dans les zones de conflit et les régions touchées par des crises alimentaires.
Une critique frontale de l’ONU
Déjà, en septembre dernier, depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump avait livré une attaque sévère contre l’ONU, estimant que l’organisation était « très loin de réaliser son potentiel ». Il reproche notamment aux institutions onusiennes leur lourdeur bureaucratique et leur inefficacité, tout en dénonçant une influence excessive de certains pays rivaux.
Si la Maison-Blanche affirme agir dans l’intérêt exclusif des États-Unis, cette nouvelle vague de retraits suscite de vives critiques sur la scène internationale. Plusieurs observateurs estiment que ce désengagement pourrait affaiblir la coopération mondiale sur des enjeux cruciaux tels que le climat, la santé publique et l’aide humanitaire, tout en réduisant l’influence diplomatique américaine à long terme.
Mohamed Diallo



