CRIEF : Kassory Fofana, Mohamed Diané et Oyé Guilavogui bientôt devant la chambre de jugement
6 février 2023CRIEF : Kassory Fofana, Mohamed Diané et Oyé Guilavogui bientôt devant la chambre de jugement
Les anciens dignitaires du régime d’Alpha Condé, Ibrahima Kassory Fofana, Mohamed Diané et Oyé Guilavogui, devraient prochainement comparaître devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’annonce a été faite ce lundi 6 février 2023 par le procureur spécial de cette juridiction, Aly Touré.
Selon le magistrat, les investigations nécessaires ont été menées dans les procédures concernant l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana et les anciens ministres Mohamed Diané et Oyé Guilavogui.
À l’issue de ces investigations, la chambre d’instruction a rendu, les 30 et 31 janvier 2023, des ordonnances de renvoi devant la chambre de jugement de la CRIEF.
« Après les investigations, la chambre a abouti au règlement définitif de cette affaire en entreprenant les 30 et 31 janvier 2023 des ordonnances de renvoi devant la chambre de jugement de la CRIEF », a expliqué Aly Touré à la RTG.
Concrètement, ces décisions signifient que les trois anciens responsables gouvernementaux devront répondre devant la juridiction de jugement des charges retenues contre eux, notamment le détournement de deniers publics, le blanchiment de capitaux et la complicité.
Le procureur spécial a ainsi annoncé l’ouverture prochaine des audiences consacrées à ces dossiers.
Aly Touré relativise les recours devant la Cour suprême
Interrogé sur les procédures engagées par les avocats de certains accusés devant la Cour suprême, notamment ceux d’Ibrahima Kassory Fofana, Aly Touré a tenu à faire une distinction entre les différentes démarches judiciaires.
Pour lui, la procédure pendante devant la Cour suprême concerne essentiellement la forme et la question de la liberté des prévenus, et non l’examen du fond des accusations.
« La procédure qui est pendante devant la Cour suprême est une procédure de forme, au niveau justement de la liberté. Ça ne touche pas le fond. C’est la gestion de la détention qui est déférée devant la Cour suprême », a-t-il précisé.
Le procureur spécial estime par ailleurs que les appels introduits par les avocats contre certaines ordonnances de clôture sont sans objet, considérant que la loi ne leur ouvre pas cette possibilité.
Incarcérés depuis près d’un an, ces anciens hauts responsables du régime d’Alpha Condé restent au cœur de plusieurs procédures judiciaires engagées par la CRIEF dans le cadre de la lutte contre les infractions économiques et financières en Guinée.
Yayé Barry



