Gaoual : Maimouna Bah condamnée à six mois de prison avec sursis pour injures publiques

Gaoual : Maimouna Bah condamnée à six mois de prison avec sursis pour injures publiques

21 août 2024 Non Par Doura

Gaoual : Maimouna Bah condamnée à six mois de prison avec sursis pour injures publiques

Le Tribunal de première instance (TPI) de Gaoual a rendu son verdict dans l’affaire opposant Maimouna Bah, connue sous le nom de Maii Kadidia, à Dame Mariama Kolon, membre du Cercle des amis de Gaoual (CERAG). À l’issue de deux jours de débats, la juridiction a déclaré Maimouna Bah non coupable de coups et blessures volontaires, mais coupable d’injures publiques.

Sur le plan pénal, le tribunal l’a condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 2 millions de francs guinéens. Au civil, elle devra également verser 10 millions de francs guinéens au titre de la réparation du préjudice.

Des débats marqués par des échanges entre les avocats

À l’ouverture du procès, les avocats de Maimouna Bah, Me Mamoudou Sané et Me Salifou Beavogui, ont soulevé la question du statut d’Ousmane Gaoual Diallo, membre du gouvernement et personnalité politique associée au CERAG.

La partie civile, représentée notamment par Me Ousmane Mansaré, s’est appuyée sur certaines dispositions du Code pénal pour défendre ses arguments. L’avocat a également demandé à Maimouna Bah de présenter ses excuses au public de Gaoual ainsi qu’à la famille qui se disait victime des injures dénoncées dans la plainte.

Les débats ont ensuite porté sur les témoignages. Le premier témoin entendu, Ousmane Gordon Camara, a vu sa crédibilité contestée par la défense. Me Salifou Beavogui a estimé que son implication dans l’équipe présente au moment des faits soulevait des interrogations sur son témoignage.

La partie civile réclamait deux ans de prison ferme

Lors de la phase des plaidoiries, la partie civile a sollicité une peine de deux ans d’emprisonnement ferme et une amende de 2 millions de francs guinéens, en invoquant l’article 536 du Code pénal.

Elle a également demandé la réparation du véhicule endommagé ainsi que le paiement de 50 millions de francs guinéens au titre des dommages et intérêts.

De son côté, la défense a relevé plusieurs éléments qu’elle jugeait incohérents dans la procédure, notamment l’absence du deuxième témoin de la partie civile, Mamadou Oury Camara.

Me Mamoudou Sané a demandé que ce témoin fasse l’objet de poursuites pour faux témoignage. Il a également sollicité des poursuites contre Dame Mariama Kolon pour des faits liés à des injures publiques, avant de plaider la relaxe pure et simple de sa cliente, estimant que le délit de coups et blessures n’était pas constitué.

Une condamnation limitée aux injures publiques

Au terme des débats, le tribunal a écarté les accusations de coups et blessures volontaires, tout en retenant la culpabilité de Maimouna Bah pour injures publiques.

La décision prévoit six mois d’emprisonnement avec sursis, une amende de 2 millions de francs guinéens et le versement de 10 millions de francs guinéens à titre de réparation civile.

Cette affaire oppose des personnes liées à des camps politiques différents dans la préfecture de Gaoual, où les tensions entre acteurs politiques ont donné lieu à des confrontations judiciaires.

Sory Binta Bah