Législatives en Guinée : Dansa Kourouma candidat, un possible futur président de l’Assemblée nationale ?

Législatives en Guinée : Dansa Kourouma candidat, un possible futur président de l’Assemblée nationale ?

17 avril 2026 Non Par Doura

À l’approche des élections législatives prévues le 31 mai prochain, plusieurs figures majeures de la transition guinéenne se positionnent déjà pour intégrer la future Assemblée nationale. Parmi elles, Dansa Kourouma, actuel président du Conseil National de la Transition (CNT), dont la candidature suscite de nombreuses spéculations politiques.
Inscrit sur la liste nationale du parti UMP (Union de la Majorité Populaire), dirigé par Sidighi Diallo, Dansa Kourouma occupe la troisième position. Une place stratégique qui pourrait lui garantir un siège au sein de la prochaine législature, compte tenu du mode de scrutin proportionnel appliqué à la liste nationale.
Cette position alimente les analyses politiques, certains observateurs voyant en lui un potentiel futur président de l’Assemblée nationale. En effet, son statut actuel à la tête du CNT et son positionnement sur une liste favorable renforcent l’hypothèse d’un rôle central dans l’architecture institutionnelle post-transition.
Dansa Kourouma n’est toutefois pas le seul membre du CNT à briguer un mandat parlementaire. Le professeur Hassan Bah, président de l’Ordre des médecins de Guinée et également conseiller au CNT, figure lui aussi sur une liste. Il en est de même pour Nestor Tamba, autre membre de l’organe législatif de transition.
Par ailleurs, d’anciens ministres font leur retour sur la scène politique à travers ces élections. Jean Paul Ceydi et Charlotte Daffé sont notamment candidats sur la liste nationale, illustrant une recomposition du paysage politique guinéen.
Au total, 49 députés seront élus à la proportionnelle sur la liste nationale, tandis que 100 autres le seront à travers les scrutins uninominal et plurinominal dans les différentes circonscriptions du pays. Pas moins de 21 partis politiques ont présenté des listes nationales, témoignant d’un certain dynamisme malgré le contexte particulier.
Ces élections législatives interviennent dans un climat politique marqué par la dissolution de plusieurs grands partis politiques, une situation qui redessine profondément les rapports de force et ouvre la voie à de nouvelles figures.
Le scrutin du 31 mai s’annonce ainsi décisif pour l’avenir institutionnel de la Guinée, avec en toile de fond la fin progressive de la transition et la mise en place d’institutions élues.

Doura