Le patron de la FBI a fait savoir jeudi que celui qui été surnommé « Bernie » était décédé « des suites d’une maladie ».
Bernard « Bernie » Kerik, qui était à la tête de la police new-yorkaise au moment des attentats du 11 septembre 2001, est mort à l’âge de 69 ans, a annoncé le patron du FBI, jeudi 29 mai. Kash Patel, le directeur du renseignement intérieur américain, a rendu publique la mort de Bernard Keric sur X(Nouvelle fenêtre), expliquant que ce dernier était décédé « des suites d’une bataille personnelle contre la maladie ».
Il a salué la mémoire d’un « guerrier, patriote et l’un des fonctionnaires les plus courageux que ce pays ait jamais connu ». Le visage de « Bernie », barré d’une moustache noire, était devenu familier pour les Américains de tout le pays après le 11-Septembre, car il avait travaillé main dans la main avec le maire de New York de l’époque, Rudy Giuliani, dans les jours et semaines ayant suivi les attentats du World Trade Center.
Avant les attentats, il avait aussi publié une autobiographie, Le fils perdu : une vie à la recherche de la justice, parue en 2001. Dans le livre, Bernard Kerik révèle notamment une petite enfance difficile aux côtés d’une jeune mère alcoolique et travailleuse du sexe vivant dans un univers de violence, puis une enfance aux côtés de son père marquée par l’échec scolaire, jusqu’à sa découverte des arts martiaux et du monde militaire.
En 2009, il était tombé en disgrâce après avoir plaidé coupable de corruption et escroquerie. Bernard Kerik avait reconnu avoir accepté 255 000 dollars, pour la rénovation de son appartement, de la part d’une société en lice pour des contrats avec le gouvernement. En plaidant coupable, il avait évité une condamnation pouvant aller jusqu’à 61 ans de prison, et avait écopé de quatre ans de réclusion.
AFP



