Urgent : le parquet de Conakry confirme le caractère d’enlèvement de Foniké Menguè et autres
17 juillet 2024La situation des droits humains en Guinée suscite de nombreuses interrogations après la disparition de plusieurs personnalités, dont Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, Mamadou Billo Bah et le colonel Pépé Bilivogui. Alors que leurs proches et leurs avocats réclament des réponses, le barreau guinéen a décidé de boycotter les audiences judiciaires pour dénoncer ces situations.
Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, deux figures du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), ont été arrêtés dans la nuit du 9 au 10 juillet 2024 à Conakry, selon les témoignages rapportés par des organisations de défense des droits humains. Depuis, leur lieu de détention n’a pas été officiellement établi dans les déclarations évoquées.
Le cas du colonel Pépé Bilivogui suscite également des inquiétudes. Son avocat, Me Salifou Béavogui, a multiplié les alertes pour obtenir des informations sur sa situation.
Le parquet annonce l’ouverture d’une enquête
Dans un communiqué publié le 17 juillet 2024, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry a affirmé qu’aucun organe d’enquête n’avait procédé à l’arrestation des deux responsables du FNDC et qu’aucun établissement pénitentiaire du pays ne les détenait. Le parquet a également annoncé l’ouverture d’une enquête.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les inquiétudes des organisations de défense des droits humains et les demandes de clarification formulées par les avocats.
La position du parquet soulève ainsi des questions sur le sort des deux militants et sur les circonstances de leur disparition. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, d’établir les responsabilités dans ces faits.
Les avocats mobilisés
Face à cette situation, les avocats guinéens ont décidé de boycotter les audiences judiciaires afin de dénoncer la disparition des deux responsables du FNDC et d’exiger que les autorités apportent des réponses.
Cette mobilisation vise notamment à obtenir des informations fiables sur le lieu où se trouvent les personnes concernées et à garantir le respect de leurs droits fondamentaux.
Dans un pays où les questions relatives aux libertés publiques et à la protection des acteurs de la société civile restent au centre des débats, ces affaires relancent les interrogations sur le respect des procédures judiciaires et la responsabilité des autorités.
Le sort de Foniké Menguè, de Mamadou Billo Bah et du colonel Pépé Bilivogui demeure au cœur des préoccupations exprimées par leurs proches, leurs avocats et plusieurs organisations de défense des droits humains.





