Trump appelle les grandes puissances à l’aide pour  sécuriser le détroit d’Ormuz face au conflit avec l’Iran

Trump appelle les grandes puissances à l’aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz face au conflit avec l’Iran

15 mars 2026 Non Par LA RÉDACTION

Le président américain Donald Trump a appelé plusieurs puissances mondiales à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le stratégique détroit d’Ormuz, perturbé par le conflit opposant les États-Unis et Israël à Iran.
Deux semaines après le début de la guerre, le 28 février 2026, la situation au Moyen‑Orient continue de se détériorer, provoquant une flambée des prix du pétrole et une forte tension sur les routes maritimes mondiales.
Une voie maritime stratégique au cœur des tensions
Le détroit d’Ormuz est l’une des routes énergétiques les plus importantes du monde. Environ 20 % du pétrole mondial y transite habituellement.
Depuis le début de la guerre, l’Iran a pratiquement bloqué cette voie maritime stratégique, provoquant une envolée du prix du pétrole. Le baril de Brent, référence internationale, a bondi de plus de 42 %, atteignant environ 100 dollars.
Face à cette situation, Donald Trump a appelé les pays dépendants du pétrole transitant par ce passage maritime à participer à sa sécurisation.
« Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni enverront des navires pour maintenir ce détroit ouvert et sécurisé », a déclaré le président américain.
Selon lui, la marine américaine devrait également commencer très prochainement l’escorte de pétroliers dans la zone.
Des frappes militaires et des menaces croissantes
Le président américain a affirmé que les forces des États-Unis avaient frappé des installations militaires sur l’île de Kharg, située au large des côtes iraniennes et abritant le principal terminal d’exportation de pétrole de l’Iran.
Plusieurs explosions ont été signalées sur l’île, mais selon l’agence iranienne Fars, les infrastructures pétrolières n’auraient pas été endommagées.
Donald Trump a averti que les installations pétrolières iraniennes pourraient être ciblées si la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz n’était pas rétablie.
En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a menacé de frapper les entreprises américaines au Moyen-Orient en cas d’attaque contre les infrastructures énergétiques iraniennes.
Attaques de missiles et escalade régionale
Les tensions militaires continuent de s’intensifier dans la région. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir tiré des missiles contre la base aérienne Prince Sultan Air Base près de Riyad.
Par ailleurs :
des missiles auraient été interceptés près de la ville d’Al‑Kharj ;
des drones ont touché le système radar de l’aéroport international du Koweït ;
l’ambassade des États-Unis à Bagdad a été visée par des attaques de drones.
Face à la dégradation sécuritaire, l’ambassade américaine a appelé les citoyens américains à quitter immédiatement l’Irak.
Israël et le Hezbollah impliqués dans les combats au Liban
Au Liban, les affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah se poursuivent dans le sud du pays.
Le mouvement chiite a signalé des combats directs avec les forces israéliennes près de la ville de Khiam.
Les autorités libanaises envisagent cependant la formation d’une délégation pour négocier un cessez-le-feu avec Israël.
Incertitudes autour du nouveau guide suprême iranien
Après la mort de l’ancien guide suprême Ali Khamenei au début du conflit, son fils Mojtaba Khamenei lui a succédé le 8 mars.
Bien qu’il n’ait pas encore fait d’apparition publique, les autorités iraniennes affirment qu’il exerce pleinement ses fonctions.
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a néanmoins déclaré qu’il serait blessé et probablement défiguré après une frappe.
Impact international et événements annulés
L’intensification de la guerre au Moyen‑Orient commence à avoir des répercussions mondiales. Les organisateurs de Formule 1 ont annoncé l’annulation :
du Grand Prix de Bahreïn (10-12 avril)
du Grand Prix d’Arabie saoudite (17-19 avril)
Ces décisions illustrent les inquiétudes croissantes face à une guerre régionale susceptible de perturber l’économie mondiale et les routes énergétiques.

La Rédaction de Guinee3.net