Sénégal : revers pour Ousmane Sonko après l’annulation de la révision constitutionnelle
9 juillet 2026 Non Par LA RÉDACTIONNouveau rebondissement majeur sur la scène institutionnelle sénégalaise. Le Conseil constitutionnel a prononcé l’annulation pure et simple de la procédure de révision constitutionnelle portant sur la loi n°18/2026, selon des sources concordantes.
Saisis en urgence, les sages ont invalidé le texte au motif que la procédure adoptée par l’Assemblée nationale était entachée d’irrégularités. Cette décision met un coup d’arrêt au texte voté par les députés et constitue une victoire juridique importante pour le pouvoir exécutif.
Cette annulation intervient dans le sillage de l’action judiciaire engagée par la Présidence de la République quelques jours plus tôt. Pour rappel, le lundi 6 juillet 2026 à 11h40, Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour agissant au nom et pour le compte du chef de l’État, s’était présenté au greffe du Conseil constitutionnel pour y déposer un recours en inconstitutionnalité visant à contester la régularité des travaux parlementaires.
Dans sa requête, l’exécutif dénonçait une « violation de la procédure de révision constitutionnelle de la loi n°18/2026 de l’Assemblée nationale en date du 29 juin 2026 ». Face au blocage institutionnel, le Président de la République avait assorti sa saisine d’une déclaration d’urgence, sollicitant un examen de sa requête dans un délai strict de huit jours.
L’affaire, enregistrée sous le numéro 6/C/26 par le chef du greffe, Maître El Hadji Macky Barro, reposait sur un dossier particulièrement étoffé. Pour étayer les vices de procédure allégués et les manquements imputés aux parlementaires, la Présidence avait transmis plusieurs pièces justificatives, notamment des courriers de transmission, des rapports d’amendements, des procès-verbaux d’huissiers de justice, ainsi que des clés USB contenant l’intégralité des enregistrements audio et vidéo des débats de la séance plénière du 29 juin 2026.
En prononçant l’annulation de cette procédure, le Conseil constitutionnel donne raison aux griefs soulevés par la Présidence et ouvre une nouvelle séquence politique et institutionnelle au Sénégal.
Doura



