Sénégal : décès tragique de Halima Gadji, icône de la série Maîtresse d’un homme marié

Sénégal : décès tragique de Halima Gadji, icône de la série Maîtresse d’un homme marié

27 janvier 2026 Non Par LA RÉDACTION

La comédienne sénégalaise Halima Gadji, figure emblématique de l’audiovisuel africain, est décédée dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 janvier 2026, à l’âge de 36 ans. L’annonce de sa disparition a provoqué une vive émotion au Sénégal et bien au-delà, tant son talent, son courage et son engagement ont marqué toute une génération.
Selon un communiqué officiel du ministère sénégalais de la Culture, relayé par le quotidien Le Soleil, l’État rend hommage à une artiste majeure dont l’empreinte restera durable dans le paysage culturel national et continental. D’après l’Agence de presse sénégalaise (APS), l’actrice serait décédée des suites d’un malaise, même si des divergences subsistent quant au lieu exact de son décès, évoquant Dakar ou la France.
Une vague d’émotion et des hommages unanimes
Depuis l’annonce de sa mort, les hommages affluent du monde artistique africain et de la diaspora. Le rappeur français Mokobé a exprimé sa profonde tristesse sur les réseaux sociaux, saluant une femme de combat et une sœur partie trop tôt, laissant derrière elle un immense vide.
Née le 25 août 1989 à Dakar d’un père sénégalais et d’une mère maroco-algérienne, Halima Gadji a grandi au sein de la communauté marocaine du Sénégal. Cette double culture a nourri une identité artistique singulière, qu’elle a su mettre au service de rôles forts et engagés.
Marème Dial, le rôle d’une vie
Révélée au grand public par son interprétation de Marème Dial dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié, produite par Marodi TV et diffusée entre 2019 et 2021, Halima Gadji est devenue une véritable star du petit écran africain. La série, phénomène sociétal, a brisé de nombreux tabous en abordant sans détour des questions liées au mariage, à la condition féminine et aux normes sociales.
Grâce à un jeu intense et profondément humain, l’actrice a incarné une femme complexe, à la fois provocante et vulnérable, touchant un public large à travers l’Afrique francophone et la diaspora.
Une artiste engagée, briseuse de tabous
Halima Gadji a ensuite confirmé son talent dans plusieurs productions majeures, notamment la série policière Sakho & Mangane diffusée sur Netflix et Canal+ Afrique, puis Le Futur est à nous, première série quotidienne africaine francophone de Canal+.
En 2021, elle marque les esprits en participant au documentaire Don’t Call Me Fire, dans lequel elle aborde avec une sincérité rare la santé mentale, la dépression, l’identité et le poids du métissage. La même année, sur Life TV, elle révèle publiquement souffrir de dépression depuis l’enfance, brisant un silence lourd autour des maladies mentales en Afrique.
Un héritage artistique et humain durable
Halima Gadji incarnait une nouvelle génération de comédiennes africaines, capables de porter des rôles audacieux et de provoquer de véritables débats de société. Profondément attachée à la valorisation de la culture sénégalaise, elle laisse derrière elle une œuvre forte, un message de courage et une trace indélébile dans l’histoire du cinéma et de la télévision africains.

Doura