Sénégal : à Conakry, Elhadj Malick Ndiaye explique pourquoi il a cédé la présidence de l’Assemblée à Ousmane Sonko
7 octobre 2026Le vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Elhadj Malick Ndiaye, séjourne à Conakry dans le cadre de la rentrée parlementaire. Invité à prendre part à un panel, le responsable sénégalais est revenu sur le choix de céder la présidence de l’Assemblée nationale à l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko.
Interrogé sur la notion de renoncement et sur les raisons ayant motivé cette décision, Elhadj Malick Ndiaye a expliqué que l’engagement politique devait, selon lui, être guidé par la volonté de servir l’intérêt général.
« Il faut voir d’abord pourquoi on décide d’entrer en politique. Est-ce que c’est pour ses propres intérêts, pour exister ? Ou bien est-ce qu’on y va pour servir la République, servir les communautés ? », a-t-il déclaré.
Pour le vice-président du Parlement sénégalais, lorsqu’un responsable politique choisit de privilégier le service public, les intérêts personnels doivent passer au second plan.
Il propose ainsi une hiérarchie des priorités dans laquelle le pays doit occuper la première place, suivi des populations, du parti ou du projet politique, puis de la personne elle-même.
« On doit pouvoir prioriser, je dirais même inverser la pyramide de Maslow : le pays, le peuple ou les populations, le parti ou le projet, et la personne », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette grille de lecture doit permettre de mesurer, avant toute décision, les conséquences d’un choix sur le pays, les populations et le projet politique porté par les responsables concernés.
« L’acte que nous posons, est-ce que ça a son impact sur le projet ? Ensuite, dernière position, peut-être sur moi, mes proches, ma famille et autres », a-t-il ajouté.
Elhadj Malick Ndiaye estime ainsi que le responsable politique doit se placer « au niveau zéro » dans l’ordre des priorités lorsqu’il s’agit de prendre une décision au nom de l’intérêt général.
Cette intervention intervient alors que le responsable sénégalais participe à la rentrée parlementaire à Conakry, où les échanges portent notamment sur les expériences parlementaires et les enjeux liés à la gouvernance.
La déclaration apporte également des éléments sur la logique qu’il dit avoir suivie dans le cadre du partage des responsabilités au sein du pouvoir sénégalais, notamment autour de la présidence de l’Assemblée nationale et de la place d’Ousmane Sonko.



