Référendum constitutionnel : affluence dans plusieurs bureaux de vote à Sangoyah et Matoto
21 septembre 2025
Depuis ce dimanche matin 21 septembre 2025, les Guinéens se rendent aux urnes pour le référendum constitutionnel. Notre reporter a sillonné une dizaine de bureaux de vote entre Sangoyah et Matoto, où l’affluence était notable, notamment au centre du groupe scolaire Gangan qui compte six bureaux de vote.
« C’est à 7 heures que nous avons ouvert le bureau. Tout se passe très bien, il n’y a pas d’anomalies », a déclaré Sylla Alhassane, responsable d’un bureau de vote.
Même constat à Sangoyah mosquée secteur 1. Diallo Mamadou Saidou, président de bureau, précise :
« Pour le moment, on n’a pas trouvé d’anomalies dans notre centre. Il n’y a pas de présence de forces de sécurité, mais seulement des citoyens que nous connaissons qui viennent voter. Comme vous le constatez, au bureau 3, il n’y a même pas de rang. C’est le bureau 4 qui était un peu lent mais la situation a été régularisée. Pour l’instant, nous n’avons pas besoin de la police ni de la gendarmerie. Les citoyens arrivent à comprendre. »
Du côté du groupe scolaire Gangan, Abdourahamane Camara, président du bureau de vote n°3, confirme :
« Nous avons ouvert à 7h30, conformément à la formation reçue. Le matériel électoral a été remis par le chef de quartier et les opérations se déroulent correctement. Toutefois, nous n’avons pas vu d’agents de sécurité, ce que j’ai signalé à nos responsables. En principe, nous devrions en avoir. »
Pour les électeurs, le devoir civique reste une motivation majeure. « Comme c’est un devoir civique, j’ai le droit de voter pour montrer que je suis un bon citoyen. J’ai pu voter dans de bonnes conditions en moins de 30 minutes. À Sangoyah, le vote se passe bien », confie Soumah Salifou.
Il faudra attendre le dépouillement prévu à 18 heures pour se faire une idée de la participation à ce scrutin référendaire, marqué par l’appel au boycott de l’opposition. Les principaux partis politiques suspendus estiment que ce référendum vise avant tout à permettre au colonel Mamadi Doumbouya de se maintenir au pouvoir.
Mariama Sall




