Publication erronée du contenu du projet de Nouvelle Constitution : Ibrahima Koné du Journal  Horoyah et Taban Sylla de la RTG en garde à vue

Publication erronée du contenu du projet de Nouvelle Constitution : Ibrahima Koné du Journal Horoyah et Taban Sylla de la RTG en garde à vue

15 juillet 2025 Non Par LA RÉDACTION

Deux journalistes des médias publics guinéens sont entendus par la Gendarmerie depuis le lundi 14 juillet 2025, à la suite de la publication de contenus présentés comme erronés sur la Nouvelle Constitution. Il s’agit d’Ibrahima Koné, directeur général du quotidien national Horoya, et de Daouda Taban Sylla, administrateur du site internet de la Radio Télévision Guinéenne (RTG).
Selon les informations recueillies, les enquêteurs reprochent aux deux responsables d’avoir publié, sur leurs plateformes respectives, une version comportant des erreurs du texte constitutionnel. Les autorités considéreraient ces publications comme un acte de sabotage, une qualification qui reste à établir dans le cadre de la procédure.
D’après les mêmes informations, des erreurs se seraient glissées dans les documents diffusés. Les deux médias auraient publié une première version du texte au lieu de la version définitive remise au chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.
La RTG reconnaît une erreur et présente ses excuses
À la suite de cette publication, le site de la RTG a réagi en reconnaissant une erreur et en présentant ses excuses aux lecteurs ainsi qu’aux autorités.
Dans son communiqué, la rédaction a notamment déclaré :
« Nous tenons à préciser que cette erreur est exceptionnelle et ne reflète ni nos standards rédactionnels, ni les valeurs de rigueur et de professionnalisme qui nous animent. »
La RTG a également souligné sa responsabilité dans le traitement des documents officiels, avant d’annoncer la publication prochaine de la version officielle et complète du projet de Constitution.
La rédaction a enfin présenté ses excuses aux lecteurs, au peuple de Guinée, aux membres du gouvernement et au chef de l’État.
Une Constitution contestée par une partie de l’opposition
Cette affaire intervient alors que le processus d’adoption de la nouvelle Constitution occupe une place importante dans l’actualité politique guinéenne.
Les autorités de la transition avaient annoncé la tenue d’un référendum constitutionnel en septembre 2025, afin de soumettre le texte à l’approbation des électeurs.
De leur côté, l’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) et les Forces vives de Guinée ont exprimé leur rejet du projet constitutionnel.
Dans ce contexte politique sensible, l’audition des deux journalistes soulève des interrogations sur les circonstances de la publication du texte et sur les suites judiciaires susceptibles d’être données à cette affaire.
À ce stade, les circonstances exactes de l’erreur, les éléments retenus par les enquêteurs et l’issue de la procédure restent à préciser.

 

Doura