PLFR 2026 : la Sécurité bénéficie d’une hausse budgétaire de 44,54 milliards GNF
28 octobre 2026Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, les ministères de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi que de la Sécurité et de la Protection civile, ont présenté aux députés leurs niveaux d’exécution budgétaire et les ajustements proposés. Les parlementaires ont notamment demandé des explications sur les difficultés rencontrées dans l’utilisation des crédits alloués.
Les auditions se sont déroulées devant les commissions permanentes chargées respectivement des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains, ainsi que de la Défense et de la Sécurité.
L’objectif était de permettre aux députés d’évaluer l’utilisation des ressources publiques, d’examiner les besoins des départements concernés et d’apprécier les modifications budgétaires envisagées pour l’exercice 2026.
Justice : 68 % de taux d’engagement budgétaire
Au cours de la présentation du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les données communiquées aux parlementaires font état d’un taux d’engagement budgétaire de 68 %, contre un taux d’encaissement de 33 %.
Ces chiffres ont suscité des échanges autour du niveau d’exécution du budget initial et des ajustements proposés dans le cadre du PLFR 2026.
Les discussions ont également porté sur la disponibilité des ressources financières et leur incidence sur la mise en œuvre des activités programmées par le département.
Sécurité : une augmentation de 44,54 milliards GNF
Pour le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le projet de loi de finances rectificative prévoit une augmentation de l’enveloppe budgétaire de 44,54 milliards de francs guinéens.
Toutefois, le taux d’exécution budgétaire présenté aux députés s’établit à 35,67 % pour l’année 2026.
Devant les membres de la Commission Défense et Sécurité, les responsables du département ont apporté des précisions sur l’utilisation des crédits disponibles et les ajustements sollicités.
Les parlementaires ont ainsi examiné les besoins exprimés par le ministère, tout en s’intéressant aux contraintes susceptibles de ralentir la réalisation des activités prévues.
Les députés demandent des explications sur les difficultés d’exécution
À l’issue des échanges avec les responsables du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, les députés ont formulé plusieurs recommandations.
Ils ont notamment demandé au département de détailler les difficultés rencontrées dans l’exécution de son budget. Ces explications doivent permettre aux parlementaires d’approfondir l’analyse des contraintes soulevées et d’examiner les réponses appropriées lors de la prochaine séance plénière.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire de l’utilisation des ressources publiques et de l’évaluation des besoins réels des services de l’État.
Le contrôle des finances publiques se poursuit
À travers ces auditions, l’Assemblée nationale poursuit l’examen du PLFR 2026, un exercice qui permet d’évaluer les crédits engagés, les ressources mobilisées et les ajustements nécessaires au fonctionnement des départements ministériels.
L’enjeu est de mieux adapter les moyens financiers aux priorités des services publics, tout en renforçant la transparence, la rigueur et la responsabilité dans la gestion des finances de l’État.
Les recommandations formulées par les députés devront contribuer à éclairer la suite des discussions sur les ajustements budgétaires proposés pour l’exercice en cours.
Yayé Barry



