Ouest du Niger: au moins une quarantaine de soldats tués à Eknewane dans une attaque jihadiste

Ouest du Niger: au moins une quarantaine de soldats tués à Eknewane dans une attaque jihadiste

26 mai 2025 Non Par LA RÉDACTION

Une position des forces nigériennes basée à Eknewane, au nord-ouest de Tillia (région de Tahoua), a été la cible le 25 mai 2025 d’une attaque jihadiste d’une rare violence : des sources non-officielles et sécuritaires parlent d’au moins 40 soldats des forces spéciales tués, de véhicules détruits et d’une importante quantité d’armement emportée. C’est la seconde fois que cette position militaire est prise par des éléments de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) qui écument toute la zone nord de la région de Tahoua, frontalière du Mali.

Au Niger, une position militaire a été attaquée et réduite au silence. Des hommes armés ont pris d’assaut la base des forces spéciales nigériennes à Eknewane, dans la région de Tahoua. Les dégâts sont énormes : plusieurs dizaines de soldats ont perdu la vie.

Dimanche matin, des centaines d’hommes armés à moto ont attaqué le campement des gardes nationaux du Niger. Eknewane s’est rapidement retrouvée submergée. Après des échanges de tirs, les soldats se sont repliés et ont laissé le terrain aux forces spéciales stationnées à proximité.

Le commandant de la brigade spéciale tué

Lors de cette attaque meurtrière, le commandant de la brigade spéciale a été tué. Pris en étau, c’est près d’une cinquantaine de soldats qui seraient tombés, les armes à la main. Les renforts ont signalé de nombreux blessés, plusieurs véhicules détruits et d’autres emportés.

Sur le terrain, au moins 11 corps ont été enterrés. Les autres ont été inhumés ce lundi matin à Tahoua, en présence du chef d’état-major général, Moussa Salaou Barmou.

Ce n’est pas la première fois qu’Eknewane subit une attaque. En septembre 2024, la même position avait été prise pour cible : 38 soldats avaient été tués au combat.

Ces attaques sont attribuées aux jihadistes de l’État islamique au Grand Sahara, qui écument toute la bande frontalière avec le nord du Mali, une zone devenue un haut lieu des trafics illicites.

Rfi