Procès du massacre du 28 septembre 2009 : Moussa Dadis Camara à nouveau interrogé par le tribunal de Conakry
13 décembre 2022
Le procès du massacre du 28 septembre 2009 se poursuit à Conakry avec la deuxième journée de comparution de l’ex-chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara. Après une première audience marquée par de longues déclarations lundi, l’accusé a été soumis ce mardi 13 décembre à une série de questions du tribunal.
Dès l’ouverture de la séance, le président de la cour a interrogé l’ancien dirigeant sur son niveau d’information concernant l’organisation de la manifestation du 28 septembre 2009. Moussa Dadis Camara a répondu par l’affirmative, affirmant avoir personnellement contacté l’un des principaux responsables de l’opposition, Sidya Touré, dans la nuit du 28 septembre, afin de lui demander de reporter le rassemblement.
Selon ses déclarations, l’appel aurait eu lieu vers une heure du matin, mais la communication aurait été interrompue après une brève discussion. L’ancien chef de la transition affirme ensuite avoir tenté de se reposer, estimant que le dialogue n’avait pas abouti.
Le président du tribunal a poursuivi les interrogations en demandant à quel moment exact il avait été informé du déroulement effectif de la manifestation. Moussa Dadis Camara indique avoir été réveillé vers 10 heures du matin pour être informé que le rassemblement avait bien lieu.
L’accusé a également réitéré sa position selon laquelle il aurait envisagé de se rendre sur les lieux, mais aurait été dissuadé par certains militaires, dont son ancien aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba ». Il a par ailleurs mentionné la présence au stade d’autres responsables militaires, dont le colonel Tiégboro Camara, ancien chef des services spéciaux. Toutefois, il a fermement nié avoir donné l’ordre d’intervention sur le site.
Dans la salle d’audience, plus calme que la veille, le président du tribunal est intervenu à plusieurs reprises pour inviter l’accusé à répondre de manière plus concise. L’attitude de Moussa Dadis Camara, marqué par de longues explications, a rappelé à certains observateurs ses interventions publiques de l’époque de sa présidence, connues sous le nom de « Dadis Show », caractérisées par des discours parfois interminables et théâtraux.
Le procès, très suivi en Guinée et à l’international, continue de revisiter les événements tragiques du 28 septembre 2009, au cours desquels des dizaines de manifestants avaient été tués et de nombreux autres victimes de violences au stade de Conakry.
Dès l’ouverture de la séance, le président de la cour a interrogé l’ancien dirigeant sur son niveau d’information concernant l’organisation de la manifestation du 28 septembre 2009. Moussa Dadis Camara a répondu par l’affirmative, affirmant avoir personnellement contacté l’un des principaux responsables de l’opposition, Sidya Touré, dans la nuit du 28 septembre, afin de lui demander de reporter le rassemblement.
Selon ses déclarations, l’appel aurait eu lieu vers une heure du matin, mais la communication aurait été interrompue après une brève discussion. L’ancien chef de la transition affirme ensuite avoir tenté de se reposer, estimant que le dialogue n’avait pas abouti.
Le président du tribunal a poursuivi les interrogations en demandant à quel moment exact il avait été informé du déroulement effectif de la manifestation. Moussa Dadis Camara indique avoir été réveillé vers 10 heures du matin pour être informé que le rassemblement avait bien lieu.
L’accusé a également réitéré sa position selon laquelle il aurait envisagé de se rendre sur les lieux, mais aurait été dissuadé par certains militaires, dont son ancien aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba ». Il a par ailleurs mentionné la présence au stade d’autres responsables militaires, dont le colonel Tiégboro Camara, ancien chef des services spéciaux. Toutefois, il a fermement nié avoir donné l’ordre d’intervention sur le site.
Dans la salle d’audience, plus calme que la veille, le président du tribunal est intervenu à plusieurs reprises pour inviter l’accusé à répondre de manière plus concise. L’attitude de Moussa Dadis Camara, marqué par de longues explications, a rappelé à certains observateurs ses interventions publiques de l’époque de sa présidence, connues sous le nom de « Dadis Show », caractérisées par des discours parfois interminables et théâtraux.
Le procès, très suivi en Guinée et à l’international, continue de revisiter les événements tragiques du 28 septembre 2009, au cours desquels des dizaines de manifestants avaient été tués et de nombreux autres victimes de violences au stade de Conakry.
Doura



