Le résultat de l’évaluation des partis politiques au coeur de l’assemblée générale de l’UFDG
16 mars 2025Parmi les trois principales formations politiques guinéennes, seule l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est autorisée à poursuivre normalement ses activités. En revanche, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) et l’Union des Forces Républicaines (UFR) ne pourront pas tenir d’assemblées générales durant les trois prochains mois, conformément à une décision du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD).
À l’occasion de son assemblée générale, l’UFDG a largement commenté la publication du rapport des autorités sur l’évaluation des partis politiques. La rencontre était présidée par Souleymane Souza Konaté, membre de la cellule de communication du parti.
Dans son intervention, le responsable politique a vivement critiqué les conclusions du rapport, qualifiant la situation d’« imposture » destinée, selon lui, à fragiliser et diviser la classe politique guinéenne.
Selon Souleymane Souza Konaté, les engagements pris par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au lendemain de la prise du pouvoir ne sont plus respectés. Il estime que les promesses liées à la démocratie, aux libertés publiques et à la justice équitable ont été abandonnées.
Le cadre de l’UFDG a également dénoncé la validation de plusieurs formations politiques qu’il juge peu représentatives sur l’échiquier national. Il affirme que certaines d’entre elles ne disposent ni de base militante, ni de structures fonctionnelles, tout en bénéficiant pourtant d’une reconnaissance officielle.
« Les grandes formations politiques comme l’UFDG, le RPG ou l’UFR se retrouvent aujourd’hui confrontées à des difficultés, alors que des partis inconnus sont admis sans véritable ancrage », a-t-il déclaré devant les militants.
Malgré cette situation, Souleymane Souza Konaté a appelé les responsables et sympathisants de l’UFDG à rester mobilisés. Il a aussi exprimé la solidarité de son parti envers le RPG, l’UFR ainsi que les autres formations politiques concernées par les mesures prises par les autorités.
Pour l’UFDG, cette décision administrative constitue une injustice et une atteinte au pluralisme politique dans un contexte de transition déjà marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition.
Mokoula



