Le PEDN suspend cinq responsables après un appel controversé à voter Mamadi Doumbouya

Le PEDN suspend cinq responsables après un appel controversé à voter Mamadi Doumbouya

29 décembre 2025 Non Par Doura

À quelques jours du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, une sortie médiatique de jeunes se réclamant du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a provoqué une vive réaction au sein de cette formation politique dirigée par Lansana Kouyaté.
Le 24 décembre, un groupe de jeunes issus du PEDN, avec à leur tête Mamadou Caba Sow comme porte-parole, avait publiquement appelé à voter en faveur du président-candidat Mamadi Doumbouya lors d’une déclaration à la Maison de la presse de Conakry. Une prise de position qui a immédiatement suscité la polémique, d’autant plus que le PEDN n’avait officiellement donné aucune consigne de vote.
Dès le lendemain, le parti de Lansana Kouyaté a formellement démenti cette initiative, la qualifiant d’acte posé « sans aucun mandat des instances dirigeantes ». Réuni le samedi 27 décembre 2025, le Bureau exécutif national et le Bureau politique de l’Espoir ont adopté une résolution sanctionnant les auteurs de cette déclaration.
Dans une décision officielle référencée

Le président du PEDN a annoncé la suspension de cinq responsables du parti, à savoir Mamadou Caba Sow (Bureau politique de l’Espoir), Mandjou Kourouma (Comité national des jeunes), Sékou Sidibé (Comité national des jeunes), Sory Sacko (secrétaire fédéral de Matoto) et Juliette Camara (Comité national des jeunes). Ces derniers sont suspendus de toutes les instances du parti « jusqu’à nouvel ordre ».
Le document évoque des « agissements et déclarations considérés comme acte de rébellion » et précise que la décision abroge toute disposition antérieure contraire. Elle devra être publiée « partout où besoin sera ».
Cette affaire intervient dans un contexte politique particulier pour le PEDN, dont le leader, Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre, a récemment été recalé par la Cour suprême dans le cadre du processus électoral en cours.

Yayé Barry