Labé : les cinq conseillers communaux du FRONDEG justifient leur vote en faveur d’Albi Bah et rejettent les accusations de trahison

Labé : les cinq conseillers communaux du FRONDEG justifient leur vote en faveur d’Albi Bah et rejettent les accusations de trahison

5 juillet 2026 Non Par Doura

Au lendemain de l’élection d’Albi Bah, candidat du GMD, à la tête de la Commune urbaine de Labé, la polémique ne retombe pas. Alors que la liste indépendante Ein Fow Fii Labé (Ensemble pour Labé) et le FRONDEG avaient annoncé une alliance pour empêcher l’élection du candidat du GMD, cinq des sept conseillers communaux du FRONDEG ont finalement voté en faveur d’Albi Bah, provoquant une vive controverse.
Accusés de « trahison » et de « corruption » par certains responsables politiques et militants, les cinq élus ainsi que le secrétaire fédéral du FRONDEG de Labé ont publié un communiqué pour expliquer leur position.
Dans cette déclaration, ils affirment n’avoir jamais été associés aux négociations ayant conduit à l’accord entre la liste Ein Fow Fii Labé et Samba Camara, membre du Bureau politique du FRONDEG. Selon eux, ces discussions ont été menées sans la participation du secrétariat fédéral de Labé ni de la majorité des conseillers communaux élus.
Les signataires soutiennent que Samba Camara s’est rendu à Labé de sa propre initiative, sans ordre de mission, et qu’il a conduit les tractations sans consulter les responsables locaux du parti. Ils estiment, par conséquent, n’être liés par aucun protocole d’accord conclu en leur absence.
Les cinq conseillers communaux assurent que leur vote en faveur d’Albi Bah a été motivé uniquement par leur volonté de privilégier une gouvernance qu’ils jugent « inclusive » et capable de répondre aux attentes des populations de Labé.
Ils rejettent toute responsabilité dans la rupture de l’alliance annoncée entre le FRONDEG et la liste Ein Fow Fii Labé, affirmant être restés fidèles au mandat confié par leurs électeurs.
Enfin, les signataires préviennent qu’ils se réservent le droit d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne qui porterait des accusations diffamatoires ou porterait atteinte à leur honneur, à leur image ou à leur crédibilité.
Cette sortie publique intervient dans un contexte de fortes tensions politiques à Labé, où l’élection du nouvel exécutif communal continue de susciter de nombreuses réactions.

Yayé Barry