La Guinée parmi les pays visés par de nouvelles restrictions de visas américains
6 janvier 2026 Non Par Doura
Les États-Unis poursuivent leur politique de durcissement des conditions d’obtention de visas, touchant particulièrement plusieurs pays du continent africain. Le Département d’État américain a récemment mis à jour ses listes de pays soumis à des restrictions migratoires renforcées.
Deux catégories sont désormais en vigueur :
- la liste rouge, qui interdit presque totalement l’entrée sur le territoire américain pour des raisons de « sécurité d’État » ;
- la liste orange, qui impose de lourdes restrictions aux détenteurs de passeports des pays concernés.
La semaine dernière, cinq pays africains ont été ajoutés à cette liste orange : le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie.
Habituellement, ce type d’annonce est relayé par le président Donald Trump via son réseau social Truth Social. Toutefois, cette fois-ci, l’information a été publiée directement sur le site officiel du Département d’État américain, à la veille du Nouvel An.
Une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars
Les nouvelles mesures, entrées en vigueur depuis le 1er janvier, imposent des conditions particulièrement strictes aux ressortissants des pays concernés. Les demandeurs de visa doivent notamment :
- s’acquitter d’une caution financière comprise entre 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars ;
- se soumettre à des entretiens en personne avec des agents de l’administration américaine ;
- fournir un historique détaillé de leurs réseaux sociaux sur plusieurs années ;
- transmettre des rapports précis sur leurs précédents voyages internationaux.
Selon le Département d’État, ces exigences visent à détecter « toute indication d’hostilité envers les principes fondateurs des États-Unis ou toute menace potentielle à la sécurité intérieure ».
Vingt pays africains sous restrictions, douze sur liste rouge
Au total, 20 pays africains figurent désormais sur la liste des États soumis à des restrictions de visas. Parmi eux, 12 sont classés sur la liste rouge, où les visas sont suspendus, sauf exceptions très limitées. Celles-ci concernent notamment les déplacements professionnels jugés essentiels, à condition que « le secrétaire d’État américain à la Sécurité estime que le voyage sert les intérêts des États-Unis ».
Cette décision suscite de vives interrogations et inquiétudes dans les pays concernés, notamment en Guinée, où de nombreux citoyens redoutent un durcissement durable des relations migratoires avec Washington.
Doura


