Comment l’Association guinéenne de sciences politiques plaide pour la limitation des mandats

Comment l’Association guinéenne de sciences politiques plaide pour la limitation des mandats

21 juillet 2023 Non Par Doura

 

À Conakry, l’Association guinéenne de sciences politiques plaide pour que la limitation des mandats électifs soit inscrite dans la future Constitution, notamment à travers une campagne sur la station de radio FIM FM.

Vue de Conakry (image d'illustration).
Vue de Conakry (image d’illustration). Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg

En Guinée, trois mois de campagne pour ne plus jamais avoir de troisième mandat : l’Association guinéenne de sciences politiques lance une grande opération de communication en ce sens pour sensibiliser la population aux bienfaits de la limitation des mandats électifs. Objectif également : faire pression pour que le principe soit inscrit dans la future Constitution. Exemple de cette campagne à FIM FM.

C’est en effet dans les locaux de cette radio que l’Association guinéenne de sciences politiques a installé son bureau. Kabinet Fofana en est le directeur. « Ce matin, dans le studio de FIM, il y avait Aliou Bah », indique-t-il. L’homme politique a accepté de dire, face caméra, ce qu’il pense de la limitation des mandats : « Le système politique le plus adéquat, c’est un système qui consacre l’alternance, donc la limitation du nombre de mandats. »

La capsule vidéo sera bientôt diffusée sur les réseaux sociaux. Une trentaine au total doivent être produites par l’association. « Il faut faire en sorte que ceux qui arrivent au pouvoir restent pour un temps déterminé et pour permettre à d’autres de venir. Ceci va permettre une vitalité de la démocratie », affirme Kabinet Fofana.

L’association remettra un plaidoyer au Conseil national de transition

Sont prévues également des interventions d’experts sur l’antenne de FIM FM, mais aussi des audiences publiques. Cette initiative part d’un constat, insiste Kabinet Fofana : « Cette volonté du président Alpha Condé de rester au pouvoir, on a vu les violences, où ça a conduit. Et la conséquence directe, c’est donc le coup d’État du 5 septembre 2021. »

Et deux ans après, l’association remettra un plaidoyer au CNT, l’organe législatif de la transition, pour demander à ce que la limitation des mandats soit inscrite dans la future Constitution.

RFI