Guinée : un accord amiable met fin aux différends entre l’État, GAC et EGA

Guinée : un accord amiable met fin aux différends entre l’État, GAC et EGA

6 mai 2026 Non Par Doura

La République de Guinée a franchi une étape majeure dans la gestion de ses relations avec les investisseurs miniers internationaux. Les autorités guinéennes, représentées par les ministères en charge des Mines et de l’Économie, ont conclu un accord amiable avec les sociétés Guinea Alumina Corporation (GAC) et Emirates Global Aluminium (EGA), mettant un terme définitif aux différends liés à l’arrêt des activités de GAC et à l’interruption de l’approvisionnement en bauxite du groupe émirati.
Négocié sous l’égide du Bâtonnier en exercice de l’Ordre des avocats de Paris, cet accord couvre également l’ensemble des contentieux impliquant la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), acteur historique du secteur bauxitique national.
Selon les termes convenus — encore soumis à certaines conditions — l’État guinéen s’engage à verser un montant forfaitaire à GAC. En contrepartie, les actifs de la société seront transférés à la Nimba Mining Company (NMC), appelée à poursuivre l’exploitation du projet de Sangarédi, une zone stratégique pour la production de bauxite.
Réagissant à cette avancée, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, a réaffirmé la ligne économique des autorités :
« La République de Guinée assume pleinement sa souveraineté politique et économique. Fidèles à la vision du Président de la République, nous croyons au potentiel de notre pays et accueillons les investissements stratégiques porteurs d’un développement durable et responsable, dans le cadre du programme Simandou 2040. »
L’accord prévoit également la reconduction des contrats d’approvisionnement en bauxite entre la CBG et le groupe EGA, sur la base de conditions commerciales jugées mutuellement avantageuses.
Placée sous les orientations du Comité stratégique du programme Simandou 2040, cette entente marque une avancée significative vers la normalisation des relations entre Conakry et ses partenaires miniers. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à concilier souveraineté économique, sécurité juridique des investissements et valorisation durable des ressources naturelles du pays.

Doura